Ce matin, me trouvant dans mon état habituel, j’ai senti Jésus bouger en moi. Il me répétait sans arrêt : « Allons de l’avant. » En entendant cela, je devins crispée et j’ai dit :
- Seigneur, pourquoi dis-tu : “Allons de l’avant” ? Dis plutôt : “J’irai de l’avant avec les châtiments.” J ‘appréhende de faire participer ma volonté à cela. »
Il poursuivit : « Ma fille, ma Volonté et la tienne ne font qu’un, et si Je dis : “Allons de l’avant avec les châtiments”, ne dis-je pas la même chose concernant le bien que Je fais aux créatures, lequel surpasse-oh ! de combien ! - les châtiments ?
De plus, n’es-tu pas unie à Moi dans les si nombreux châtiments que Je n’envoie pas ?
Ceux qui sont unis à Moi dans le bien
- ne doivent-ils pas l’être aussi dans les mortifications ? Entre toi et Moi, il ne doit pas y avoir de division.
Tu n’es rien d’autre qu’un petit brin d’herbe
- à qui Dieu s’est plu à accorder une vertu merveilleuse. Ceux qui ne connaissent pas la vertu que contient ce petit brin d’herbe
le piétinent et ne le regardent même pas.
Ainsi, ceux qui ne connaissent pas
- le don que J’ai mis en toi et
- la vertu que contient mon petit brin d’herbe, non seulement te piétinent, mais ne comprennent pas
- combien il Me plaît de donner de la valeur aux plus petites choses. »
Après cela, il sembla pencher sa tête sur la mienne. Je Lui ai dit : « Oh ! S’il te plaît, fais-moi sentir tes épines. »
Il me répondit : « Veux-tu que Je te frappe ?» Sur quoi je répondis : « Oui ! »
À ce moment, une baguette avec des boules de feu se trouva entre ses mains et, en voyant le feu, j’ai dit : « Seigneur, j’ai peur du feu, bats-moi seulement avec la baguette. »
Il poursuivit : « Tu ne veux pas être battue, Je m’en vais !»
Ainsi, Il disparut sans me laisser le temps de le prier de me battre comme Il Lui plaisait. Oh ! Comme je suis restée perplexe et chagrinée ! Mais Lui, qui est toujours si bon, me pardonnera.