Poursuivant dans mon état habituel, j’étais plus amère que jamais à cause de la privation de mon Jésus. Alors, en un instant, je me suis sentie tout absorbée dans la Divine Volonté. J’ai commencé à sentir mon intérieur se calmer de telle manière que je ne me sentais plus moi-même.

J’étais tout absorbée par la Divine Volonté, même pendant que je vivais la privation de Jésus. Je me suis dit : « Quelle force, quel enchantement, quelle attirance cette Divine Volonté comporte, au point même de m’amener à m’oublier moi-même ! »

Pendant que j’étais dans cet état, Jésus vint en moi et Il me dit :

« Ma fille, oh ! Combien la Divine Volonté est la seule nourriture substantielle qui contienne toutes les saveurs appropriées à l’âme ! Celle-ci y trouve une nourriture exquise et devient calme.

Elle y trouve son fourrage et pense à paitre lentement

  • sans rien désirer de plus. Ses inclinations ne trouvent plus où se manifester
  • parce qu’elles ont trouvé un moyen de se satisfaire. Sa volonté n’a plus rien à désirer, parce qu’elle l’a laissée derrière,
  • elle qui l’avait précédemment tourmentée.

Elle a trouvé la Divine Volonté qui forme son bonheur. Elle a laissé la pauvreté et trouvé la richesse, pas humaine, mais divine.

En somme, l’âme trouve dans la Divine Volonté sa nourriture,

  • c’est-à-dire I‘activité en laquelle elle reste occupée et absorbée. Elle y trouve aussi son contentement ainsi que ce qu’elle doit faire.

Elle y apprend

  • comment apprendre continuellement et
  • à toujours apprécier de nouvelles choses.

À partir d’une moindre science, elle y apprend une science plus grande. De petites choses, elle passe à de plus grandes. D’une saveur, elle passe à des saveurs supérieures. Et il lui reste toujours plus à gouter dans cette ambiance de la Divine Volonté ! »