Je réfléchissais sur l’état dans lequel je me trouvais,
- où tout me semblait paix, amour et bonté. Rien ne me dérangeait.
Comme cet état était dépourvu de péché, je me suis dit : « Qu’en sera-t-il au temps de ma mort si la situation actuelle change et que tout soit inversé, c’est-à-dire que tout ce que j’ai fait n’ait été qu’une chaîne de maux ?»
Pendant que je pensais à cela, Jésus me dit :
« Ma fille, il semble que tu veux perturber le repos que je vis en toi. D’où viennent ta patience, ta persévérance et ta paix ? De toi ou de Celui qui vit en toi ? Seulement Moi possède ces dons !
Si c’était la nature ou le démon qui intervenait en toi, ton âme se sentirait tyrannisée par des changements continuels.
À un moment, elle se sentirait dominée par un amour,
- plus tard, par un autre ;
- à un moment, elle se sentirait patiente et,
- au moment d’après, elle se sentirait fâchée, et ainsi de suite.
En somme, ta pauvre âme serait comme un roseau
- agité par un fort vent toujours changeant.
Oh ! Ma fille,
- où il n’y a pas Dieu,
- il n’y a pas de continuité et de vraie bonté.
Ne viens donc pas déranger ton propre repos et le Mien. Mais remercie avec Moi. »