Je ressentais une intense souffrance
- à la fois dans mon âme et dans mon corps. Je me sentais consumée par une grande fièvre qui brulait ma chair
- au point de me faire vivre des instants d’évanouissement
Je me sentais mourir parce que mon Jésus béni ne venait pas. Je quittai mon corps.
J’étais clouée sur la croix. Non seulement mes mains et mes pieds étaient cloués comme les autres fois, mais aussi chacun de mes os avait son clou.
Je pouvais voir mon Jésus béni à l’intérieur d’une grande Lumière. Mais, oh ! Combien de douleurs je souffrais ! Même dans mes plus petits mouvements, je me sentais déchirée par les clous. Chaque instant, j’avais le sentiment que j’allais mourir.
J’étais plongée dans la Divine Volonté
- qui m’apparaissait être la clef ouvrant tous les trésors divins.
Cela me donnait la force
- de non seulement me maintenir dans cet état de souffrance,
- mais d’y être heureuse.
Les clous semblaient produire du feu. Toute plongée dans ce feu, je brulais.
Mon Jésus béni me vit et eut pitié.
Il me dit : « Ma fille, tout doit être réduit à une simple flamme. Une fois purifiée, cette flamme produit une Lumière pure
- comme celle du soleil,
- similaire à celle qui M’entoure. Ainsi transformée en lumière, l’âme est toute proche de la Lumière divine.
Plus encore, ma Lumière absorbe la sienne et l’amène au Ciel. Donc, courage ! C’est la crucifixion complète de l’âme et du corps que tu vis présentement.
Ne vois-tu pas que ta lumière est prête à se joindre à la Mienne
- qui veut l’absorber totalement ? »
Pendant que Jésus disait cela, j’ai découvert en moi une grande flamme.
De cette grande flamme sortit une petite flamme lumineuse,
- prête à prendre son envol vers le Ciel. Qui pourrait exprimer mon bonheur de penser qu’en mourant je pourrai, pour toujours, être
- avec ma Vie et mon Centre,
- avec mon suprême et seul Bien ? Je peux dire que j’ai senti le Paradis par avance.