J’avais lu un livre traitant des vertus. J’étais inquiète parce que je ne voyais en moi aucune vertu si ce n’est

  • que je veux aimer Jésus,
  • que je Le veux avec moi,
  • que je L’aime et
  • que je veux être aimée de Lui. Il me semblait que, hormis cela, rien de Dieu n’existait en moi.

Me trouvant dans mon état habituel, mon adorable Jésus me dit :

« Ma fille, plus l’âme arrive à son but en s’approchant de la Source de tous les biens

  • qu’est le véritable et parfait amour de Dieu
  • dans lequel tout sera submergé et
  • où l’Amour seul flottera comme étant le moteur de tout, plus l’âme perd toutes les vertus qu’elle a pratiquées pendant son voyage,
  • ne misant plus que sur l’Amour et se reposant de tout dans l’Amour.

Les bienheureux dans le Ciel ne perdent-ils pas tout au profit de l’Amour ?

Plus l’âme avance, moins elle éprouve le labeur des vertus.

Parce que, en investissant les vertus, l’amour les transforme en Lui-même,

  • l es gardant au repos en elle comme de nobles princesses. Alors, l’âme ne perçoit plus les vertus.

Celles-ci se trouvent dans l’Amour

  • plus belles, plus pures, plus parfaites, plus enrichies.

Si l’âme les percevait, ce serait signe qu’elles sont séparées de l’Amour.

Supposons, par exemple, qu’une âme reçoive un ordre et qu’elle obéisse

  • pour acquérir la vertu,
  • pour sacrifier sa propre volonté ou
  • pour toute autre raison du genre.

En faisant ainsi,

  • elle perçoit qu’elle exerce l’obéissance,
  • elle sent la peine, le sacrifice que la vertu d’obéissance lui impose.

Supposons qu’une autre âme s’exécute non par obéissance à la personne qui commande, mais en sachant que Dieu serait mécontent de sa désobéissance.

Elle voit Dieu en la personne qui commande. Par son amour pour Dieu, elle sacrifie tout et obéit. Elle ne s’aperçoit pas qu’elle obéit, mais seulement qu’elle aime.

Courage donc dans ton cheminement. Plus tu avanceras, plus tu goûteras, même ici-bas,

  • la béatitude éternelle de l’unique et véritable Amour. »