Me trouvant dans mon état habituel, mon Jésus se fit voir brièvement dans mon intérieur,

  • d’abord seul et,
  • ensuite, accompagné des deux autres Personnes divines, tous trois dans un profond silence.

En leur Présence, je continuais mon travail intérieur habituel. Et il semblait

  • que le Fils s’unissait à moi,
  • alors que, pour ma part, je ne faisais que le suivre.

Tout n’était que silence et, dans ce silence,

  • je ne faisais rien d’autre que de m’identifier avec Dieu.

Tout mon intérieur,

  • mes affections, mes battements de cœur,
  • mes désirs et mes respirations devenaient de profonds actes d’adoration à la Majesté suprême.

Après avoir passé quelque temps dans cet état, ll me sembla que les trois Personnes divines parlaient, mais d’une seule voix.

Elles disaient : « Notre fille bien-aimée, il te faut

  • du courage,
  • de la fidélité et
  • une très grande attention pour suivre ce que la Divinité opère en toi.

Car, tout ce que tu fais, ce n’est pas toi qui le fais.

Tu ne fais rien d’autre que

  • de donner ton âme comme résidence à la Divinité.

Il t’arrive comme à une pauvre femme qui n’a pour habitation qu’une masure

  • que le roi lui demande pour y habiter, et
  • que la femme accorde au roi en faisant tout ce qu’Il veut.

Alors, par le fait que le roi habite cette masure, celle-ci est remplie

  • de richesses,
  • de noblesse,
  • de gloire et
  • de tous les biens.

Mais, à qui tout cela appartient-il ? Au roi. Et si le roi quitte cette masure, que reste-t-il à la pauvre femme ? Il ne lui reste que sa pauvreté. »