Me trouvant dans mon état habituel, je me suis trouvée entourée de trois vierges

  • qui me prirent et voulaient me crucifier de force. Mais comme je n’avais pas vu Jésus béni, toute craintive, je leur résistai.

Voyant ma résistance, elles me dirent : « Très chère petite sœur, ne crains pas à cause du fait que notre Époux ne soit pas là . Laisse-nous commencer à te crucifier. Attiré par la vertu de tes souffrances, le Seigneur viendra. Nous venons du Ciel . Comme nous avons vu les très graves maux qui doivent survenir en Europe, nous sommes venues pour te faire souffrir afin qu’ils soient atténués. »

Alors, elles me transpercèrent les mains et les pieds avec des clous,

  • mais avec une telle cruauté que j’ai cru que j’allais mourir. Pendant que je souffrais, Jésus béni vint.

Me regardant d’un œil sévère, Il me dit : « Qui t’a commandé de te plonger dans ces souffrances ? À quoi Me sers-tu alors ? À M’empêcher d’être libre de faire ce que Je veux, et à être un continuel obstacle à ma Justice ?»

Je me suis dit intérieurement : « Que veut-Il de moi ? Je ne voulais pas cela non plus. C’est elles qui m’ont incité et Il s’en prend à moi ! » Mais je ne pouvais pas parler à cause de la douleur.

En voyant la sévérité de Notre-Seigneur, ces vierges me firent souffrir davantage en retirant et en replantant les clous. Elles m’approchèrent de Jésus en Lui montrant mes souffrances. Plus je souffrais, plus il semblait que Jésus s’apaisait. Quand elles l’ont vu plus apaisé et presque attendri par mes souffrances, elles partirent et me laissèrent seule avec Notre-Seigneur.

Alors, Jésus m’assista et, pour m’encourager, Il me dit : « Ma fille, ma Vie se manifeste à travers les Paroles, les Œuvres et les Souffrances, mais c’est à travers les souffrances qu’elle se manifeste le plus. »

À ce moment, mon confesseur vint pour m’appeler à l’obéissance. En partie à cause de mes souffrances et en partie parce que le Seigneur ne me laissait pas, j’étais incapable d’obéir.

Alors, je me suis plainte à mon Jésus en lui disant : « Seigneur, comment se fait-il que mon confesseur soit ici à cette heure ? Pourquoi est-il venu si tôt ?»

Jésus me répondit : « Je veux qu’il soit avec nous pour quelque temps, et aussi qu’il participe à mes

grâces. Quand quelqu’un fréquente une maison continuellement, il participe

  • à ses pleurs et à ses joies,
  • à sa pauvreté et à ses richesses. Il en est ainsi du confesseur. N’a-t-il pas participé à tes mortifications et à tes privations ? Maintenant, il participe à ma Présence. »

Il me sembla que Jésus le fit participer à sa Force divine en lui disant :

« La vie de Dieu dans l’âme est l’Espérance

Plus l’âme espère, plus il y a de Vie divine en elle. Et comme la Vie divine comporte

  • la Puissance,
  • la Sagesse,
  • la Force,
  • l’Amour, etc., ainsi l’âme se sent arrosée comme par autant de ruisseaux qu’il y a de vertus divines. Ainsi, la Vie divine continue de croître en elle.

Mais, si elle n’espère pas

  • dans le domaine spirituel, et
  • aussi dans le domaine corporel, car le domaine corporel participe aussi , la vie divine ira en s’amenuisant jusqu’à ce qu’elle s’éteigne complètement.

Par conséquent, espère, espère toujours. »

Alors, avec difficulté, je reçus la sainte communion.

Ensuite, je me suis trouvée hors de mon corps Et je vis trois hommes ayant la forme de chevaux sauvages qui se déchaînaient sur l’Europe en faisant beaucoup de massacres. Il semblait qu’ils voulaient impliquer une grande partie de l’Europe dans des guerres féroces, comme à l’intérieur d’un filet.

Tous tremblaient à la vue de ces démons incarnés et beaucoup périssaient.