Étant dans mon état habituel. Je me suis trouvée hors de mon corps et j’ai vu une multitude de gens à un endroit où on entendait des bruits de bombes et des coups de fusil.
Des personnes tombaient mortes ou blessées. Celles qui restaient fuyaient vers un palais avoisinant. Mais leurs ennemis les poursuivaient et les tuaient toutes.
Je me suis dit : « Comme j’aimerais que le Seigneur soit là pour leur dire : « Ayez pitié de ces pauvres gens. » Je me suis mise à sa recherche et je L’ai trouvé sous la forme d’un petit enfant Mais Il grandit peu à peu jusqu’à l’atteinte de l’âge parfait.
Alors, je me suis approchée de Lui et je Lui ai dit :
« Aimable Seigneur, ne vois-Tu pas la tragédie qui se passe ? Tu ne veux donc plus user de ta Miséricorde ?
Peut-être considères-Tu comme inutile cet attribut
- qui a toujours tant glorifié ta Divinité incarnée et
- qui formait une couronne spéciale sur ton auguste tête, qui était aussi coiffée d’une autre couronne
- que Tu voulais et aimais tant, une couronne d’âmes ?»
Pendant que je disais cela, Jésus me dit : « Ça suffit, ça suffit ! Ne va pas plus loin ! Tu veux parler de la Miséricorde ? Et la Justice, qu’en ferons-nous ? Je te l’ai dit et Je te le redis : il est nécessaire que la Justice suive son cours. »
Je répondis : « Donc, il n’y a pas de remède. Alors, pourquoi me laisser sur cette terre, puisque je ne peux plus t’apaiser ni souffrir à la place de mon prochain ? S’il en est ainsi, il est préférable que Tu me fasses mourir. »
Pendant ce temps, je vis une autre personne derrière les épaules de Jésus béni.
Jésus me dit en me faisant signe des yeux : « Présente-toi à mon Père et vois ce qu’Il te dira. » Toute tremblante, je me suis présentée.
Dès qu’Il m’a vue, Il m’a dit : « Pourquoi es-tu venue à Moi ?» Je répondis : « Bonté adorable, Miséricorde infinie, en sachant que Tu es la Miséricorde même, je suis venue pour te demander la miséricorde,
- la miséricorde pour tes propres images,
- la miséricorde pour les œuvres que Tu as créées,
- la miséricorde pour tes créatures. »
Dieu le Père me répondit : « Donc, c’est la Miséricorde que tu veux. Mais, si tu veux la vraie miséricorde, c’est après que la Justice se sera déversée que la Miséricorde produira des fruits grands et abondants. »
Ne sachant quoi répondre, je dis : « Père infiniment saint, quand les serviteurs et les gens dans le besoin
- se présentent devant leur maître ou devant des gens riches, si ceux-ci sont bons, même s’ils ne donnent pas tout ce qui est nécessaire,
- ils donnent toujours quelque chose.
Et moi qui ai fait le bon geste de me présenter devant Toi,
- le Maître absolu, la Richesse sans limites, la Bonté infinie, ne vas-Tu pas donner à cette pauvresse que je suis
quelque chose de ce qu’elle t’a demandé ?
Le maître n’est-il pas plus honoré et plus content quand Il donne plutôt que quand Il refuse ce qui est nécessaire à ses serviteurs ?»
Après un moment de silence, le Père dit : « Par amour pour toi, Je ferai cinq au lieu de dix. » Ayant dit cela, le Père et le Fils disparurent.
Alors, en beaucoup de lieux sur la terre, surtout en Europe, je vis se multiplier les guerres, les guerres civiles et les révolutions.