J’étais dans mon état habituel. J’ai pensé que si le Seigneur ne venait pas, j’aurais à m’essayer et à me forcer pour voir si, au moins, je pouvais réussir.
Mon adorable Jésus vint. Il me laissa voir que
- du moment que je veux rester dans l’état de victime,
- Il m’attire à Lui de telle manière que je ne peux pas m’éloigner.
Et si je veux quitter cet état,
- Il se retire et Il me laisse libre de le faire. Quant à moi, je n’ étais pas sûre de ce que je devais faire et je me suis dit en moi-même : « Comme j’aimerais voir mon confesseur et lui demander ce que je dois faire.
Un peu plus tard, je vis Notre-Seigneur avec mon confesseur. J’ai dit à ce dernier : « Dis-moi si je dois rester, oui ou non. Comme je disais cela, j’ai cru comprendre que mon confesseur avait retiré l’ordre qu’il m’avait donné le jour précédent.
Aussitôt, j’ai décidé de rester,
- en pensant que si c’était vrai qu’il avait retiré son ordre, c’était bien ainsi. Et si j’avais seulement imaginé qu’il avait retiré, ma conclusion était fausse.
Aussi, quand mon confesseur vint et me dit d’essayer cela un autre jour, je me suis calmée. M’apparaissant de nouveau un peu plus tard, Jésus béni me dit :
« Ma fille, la beauté d’une âme en état de grâce est si grande que Dieu Lui-même en est captivé.
Les anges et les saints sont abasourdis à la vue de cette grande merveille. Ils courent vers cette âme
-
qui vit encore dans le monde
-
mais qui possède la grâce.
Attirés par son parfum céleste et pour leur plus grand plaisir, ils trouvent dans cette âme le même Jésus qui les a béatifiés au Paradis.
Si bien qu’il leur plaît tout autant de rester auprès de cette âme que de vivre dans le Ciel.
Ce qui maintient ce miracle accordé continuellement à l’âme,
- avec de nouvelles nuances de beauté, c’est la Vie dans ma Volonté.
Qu’est-ce qui
- enlève de l’âme les taches d’imperfection et
- lui donne la connaissance de l’objet qu’elle possède ? Ma Volonté.
Qu’est-ce qui renforce et stabilise l’âme,
- la gardant confirmée dans la grâce ? Ma Volonté.
« Vivre dans ma Volonté est le sommet de la Sainteté. Elle entraîne une évolution continuelle dans la grâce.
Cependant, celui qui fait
- ma Volonté aujourd’hui et
- la sienne demain ne peut être confirmé en grâce :
- il progresse et
- il recule. Cela cause beaucoup de mal à son âme Cela prive Dieu et son âme de beaucoup de gloire.
C’est comme quelqu’un
- qui un jour est riche et
- qui un autre jour est pauvre. Il n’est confirmé ni dans la richesse ni dans la pauvreté. Personne ne peut dire comment il finira. »
Ensuite, Il disparut. Un peu plus tard mon confesseur vint.
Je lui ai dit ce que j’avais écrit Et il m’assura que vraiment il avait retiré l’ordre qu’il m’avait donné. Par obéissance à mon confesseur, je vais maintenant continuer à parler des choses que j’ai comprises le 24 octobre.
La femme symbolisait l’Église. Elle est infirme non pas par Elle-même mais dans ses membres.
Même si elle est
- prostrée,
- abusée par ses ennemis et
- infirme dans ses membres, elle ne perd jamais sa dignité et sa condition vénérable.
J’ai compris que le fait que la femme était couchée dans un lit signifiait que, même si elle est
- oppressée,
- infirme et
- attaquée par ses ennemis,
l’Église repose d’un perpétuel repos
- dans la paix et la sécurité dans le Sein paternel de Dieu, comme un bébé dans le sein de sa mère.
J’ai aussi compris que la tête du lit qui atteignait le plafond symbolisait la protection divine qui toujours soutient l’Église.
Tout ce que comporte l’Église lui vient du Ciel :
- les sacrements,
- la doctrine et
- tout le reste. Tout y est céleste, saint et pur. Il y a une communication continuelle entre le Ciel et l’Église.
Pour ce qui est des quelques religieux qui assistaient la femme, j’ai compris qu’ils représentaient ces quelques personnes
- qui, au risque de leur vie, défendent l’Église, souffrant les maux qu’elle reçoit comme s’ils étaient les leurs.
La chambre où la dame habitait, faite de pierres, représentait
- la force de l’Église et
- son endurance à n’abandonner aucun de ses droits.
La femme mourante acceptant hardiment d’être battue par ses ennemis
illustre le fait que l’Église, même si elle semble mourante,
- se comporte avec une grande intrépidité. Ses souffrances et son sang versé traduisent son véritable esprit : elle est toujours prête à la mortification, comme Jésus-Christ.