Me trouvant dans mon état habituel, je me disais : « Est-il possible que, pour quelques souffrances de ma part, le Seigneur

  • puisse suspendre les châtiments et amoindrir les forces humaines de sorte que les hommes ne puissent pas arriver
  • à faire des révolutions et à former des lois iniques ?

Qui suis-je pour mériter tout cela avec si peu de souffrance ? » Pendant que je pensais à cela, Jésus béni vint et Il me dit :

« Ma fille, ni toi, ni ceux qui te dirigent n’avez compris ton état. Dans cet état de souffrance, c’est vrai que tu disparais totalement. Et c’est Moi seul qui,

  • non d’une façon mystique, mais dans une chair vivante, reproduis les souffrances que J’ai souffertes dans mon Humanité.

Ne sont-ce pas mes souffrances

  • qui ont affaibli les démons,
  • qui ont illuminé les esprits aveuglés, en un mot, qui ont réalisé la Rédemption de l’homme ?

Et si elles ont pu le faire à ce moment-là dans mon Humanité,

  • ne peuvent-elles pas le faire à présent dans ton humanité ?

Supposons qu’un roi aille habiter dans une masure et

  • que, de là, il dispense des grâces, du secours, de la monnaie, et continue son office de roi. Si quelqu’un n’admettait pas cela, on dirait qu’il est sot.

Car, puisqu’il est roi, il peut faire du bien autant d’une masure que de son palais royal. On admirerait même davantage sa bonté du fait que, étant roi,

  • il n’a pas dédain d’habiter des masures et de viles cabanes.

Il en va ainsi en ce qui te concerne. »

J’ai compris tout cela avec clarté et j’ai dit : « Mon Seigneur, tout est bien comme Tu le dis. Mais toute la difficulté de mon état réside dans la venue du prêtre. »

Jésus répondit : « Ma fille,

  • même si un roi habitait une masure, à cause des circonstances, de la nécessité et de son état royal, il conviendrait que ses ministres
  • ne Le laissent pas seul,
  • mais Lui tiennent compagnie en Le servant et en Lui obéissant en tout. »

Je suis restée tellement convaincue par ce que Jésus venait de me dire que je n’ai rien pu ajouter.