J’étais en train de penser à cette ordonnance que j’avais reçue en me disant : « Ceux-ci avaient raison de me commander comme ils l’ont fait. D’ailleurs, ce n’est pas exiger quelque chose d’extraordinaire que de demander que le Seigneur me fasse obéir selon la manière voulue par eux.

De plus, ils disent : “Soit qu’Il te fasse obéir ou qu’Il nous donne la raison pour laquelle Il veut que le prêtre vienne pour te faire sortir de cet état.” »

Pendant que je réfléchissais ainsi, mon adorable Jésus remua dans mon intérieur et me dit :

« Ma fille, Je voulais qu’ils arrivent par eux-mêmes à trouver la raison de mon agir.

Dans ma Vie, de ma Naissance à ma Mort, on trouve tout, Moi qui portais la Vie de toute l’Église.

Les questions les plus difficiles se résolvent lorsqu’on les compare aux événements correspondants de ma Vie,

  • les choses les plus embrouillées se simplifient,
  • les questions les plus obscures, qui laissent l’esprit humain presque perdu dans l’obscurité, retrouvent à la lumière de ma Vie une Lumière resplendissante.

Leur question signifie qu’ils n’ont pas ma Vie comme règle de leurs actions.

Autrement, ils auraient trouvé la raison de mon agir. Mais, puisqu’ils n’ont pas trouvé la raison par eux-mêmes, il est nécessaire que Je la leur manifeste. »

Ensuite, il se leva et, avec autorité, tellement que je me sentais craintive,

Il dit ceci : « Que signifie cette Parole : “Montre-toi au prêtre” ?»

Ensuite, en se faisant un peu plus doux,

Il ajouta :

« Ma Puissance s’étendait partout De n’importe quel lieu où Je me trouvais,

  • Je pouvais opérer les miracles les plus retentissants. Pourtant, Je voulais être présent personnellement à presque tous les miracles.

Comme au moment de la résurrection de Lazare,

  • J’y suis allé, Je leur ai fait enlever la pierre du tombeau, Je leur ai dit de le délier et,
  • après, avec l’autorité de ma voix, J’ai ramené Lazare à la vie.

En ressuscitant la petite fille, J’ai pris sa main dans ma main droite et Je l’ai ramenée à la vie.

Il y a beaucoup d’autres événements qui sont décrits dans l’Évangile, qui sont connus de tous, et où J’ai voulu être présent.

La vie future de l’Église étant alors enfermée dans la Mienne, ces événements enseignent la façon dont le prêtre doit se comporter dans ses actions.

Ces choses que Je viens de mentionner se réfèrent à toi de façon éloignée.

Le lieu, dans ma Vie, qui se rapporte plus à toi est le Calvaire.

Moi, prêtre et victime, élevé sur le bois de la croix, J’ai voulu un prêtre pour m’assister dans mon état de victime.

Ce prêtre fut saint Jean, qui représentait mon Église naissante. En lui, Je les voyais tous : Papes, évêques, prêtres et tous les fidèles.

Le prêtre Jean, pendant qu’il m’assistait, m’offrait comme victime

  • pour la gloire du Père et
  • pour le succès de l’Église naissante.

Ce n’était pas un hasard qu’un prêtre M’assiste dans cet état de victime. Tout a été un profond mystère, prévu de toute éternité dans l’Esprit divin.

Cela signifie

  • qu’en choisissant une âme victime pour les graves besoins qu’on trouve dans l’Église, Je veux qu’un prêtre me l’offre,
  • qu’il l’assiste pour Moi,
  • qu’il l’aide et
  • qu’il l’encourage dans ses souffrances.

S’ils comprennent ces choses, c’est bien. Comme saint Jean,

  • eux-mêmes recevront le fruit de l’œuvre à laquelle ils se prêtent. Que de bienfaits saint Jean n’a-t-il pas reçus
  • pour m’avoir assisté sur le mont du Calvaire ?

S’ils ne comprennent pas,

  • ils ne font rien d’autre que de placer mon œuvre en conflits continuels,
  • ils mettent des entraves à mes plus beaux dessins.

Ma Sagesse est infinie. Quand J’envoie quelque croix à une âme pour sa sanctification, cela n’est pas bénéfique pour cette âme seulement

  • mais, pour cinq, dix, autant d’âmes qu’il me plaît, afin que non seulement une seule âme,
  • mais toutes ces âmes se sanctifient ensemble.

De même, sur le Calvaire, Je n’ai pas été seul. En plus d’y avoir un prêtre, il y avait

  • une mère, des amis, et
  • aussi des ennemis parmi lesquels, en voyant le prodige de ma Patience,
  • beaucoup M’ont cru pour le Dieu que J’étais et se sont convertis.

Si J’avais été seul, aurait-on reçu ces grands bienfaits ? Certainement pas. »

Qui pourrait répéter tout ce que Jésus m’a dit en expliquant les plus petites significations de ses gestes ?

Je l’ai écrit du mieux que j’ai pu, selon que ma grossièreté me le permet. J’espère que le Seigneur fera le reste en les éclairant pour leur faire comprendre ce que je n’ai pas pu bien décrire.