J’ai passé une nuit très angoissée. Je voyais mon confesseur sur le point de me donner des interdictions et des ordres. Jésus béni est venu pendant quelque instants et seulement pour me dire :

« Ma fille, la Parole de Dieu est Joie. Celui qui l’écoute sans la faire fructifier par ses œuvres

  • Lui donne une teinte sombre et la souille. »

Me sentant très souffrante, je me suis efforcée de ne pas prêter attention à ce que je voyais. C’est alors que mon confesseur est venu pour me dire que Monseigneur avait donné l’ordre absolu que le prêtre ne vienne plus pour me faire sortir de mon état habituel, mais que je devais en sortir par moi-même.

Or, cela est une chose que, pendant plus de dix-huit ans, je n’ai jamais pu obtenir, malgré mes larmes et mes prières, mes promesses et mes vœux faits auprès du Très Haut.

Je peux confesser devant Dieu que toutes les souffrances que j’ai pu endurer

  • n’ont pas été pour moi de véritables croix, mais des délicatesses et des grâces de Dieu. L’unique et véritable croix pour moi a été la venue du prêtre.

Par conséquent, en connaissant, après autant d’années d’expérience,

  • l’impossibilité de sortir par moi-même de mon état habituel, mon cœur était déchiré par la crainte de ne pas pouvoir obéir.

Je ne faisais rien d’autre que de verser des larmes très amères

  • en priant ce Dieu qui seul scrute la profondeur du cœur d’avoir pitié de moi dans la situation dans laquelle je me trouvais.

Pendant que je priais et pleurais, j’ai vu un éclair de lumière et j’ai entendu une voix qui disait :

« Ma fille, pour faire connaître au père confesseur que c’est Moi, Je lui obéirai. Et, après que Je lui aurai donné une preuve d’obéissance, c’est lui qui M’obéira. »

J’ai dit à Jésus : « Seigneur, je crains beaucoup de ne pas pouvoir obéir. »

Jésus ajouta :

« L’obéissance délie et enchaîne. Et comme elle est une chaîne, elle lie la Volonté Divine à la volonté humaine-pour former une seule volonté, de sorte que l’âme n’agit pas avec le pouvoir de sa propre volonté, mais avec le Pouvoir de la Volonté Divine.

D’ailleurs, ce ne sera pas toi qui obéiras, mais Moi qui obéirai en toi. »

Puis, tout affligé, Il ajouta : « Ma fille, n’est-ce pas ce que Je te disais ?

Qu’il m’est presque impossible

  • de te garder dans cet état de victime et
  • de commencer le massacre en Italie. »

Alors, je suis devenue un peu plus calme. Mais je ne savais pas de quelle façon allait s’effectuer cette obéissance.