Je me trouve extrêmement affligée à cause de la perte de mon suprême Bien. Mon cœur en est continuellement lacéré et en subit une mort continuelle. Mon confesseur est venu et je lui ai décrit mon pauvre état. Il a commencé par appeler Jésus en Lui suggérant de me faire souffrir la crucifixion.
Jésus n’était pas du tout d’accord. Mon esprit demeura en suspens et, pendant quelques instants, je vis comme un éclair qui allait et venait en moi sans que je puisse voir Jésus. Ô Dieu ! Quelle souffrance ! Ce sont là des souffrances qu’on ne peut même pas décrire.
Après m’être donné beaucoup de fatigue, Jésus est finalement venu Et je me suis querellée avec Lui. Il m’a dit :
« Ma fille, si tu ne connaissais pas la cause de mon absence, tu aurais peut-être quelque raison de te plaindre de ma privation. Mais, en sachant que Je ne viens pas parce que Je veux châtier le monde, c’est à tort que tu te plains ! »
Je répondis :« Est-ce qu’il y a quelque chose entre le monde et moi ?»
Jésus reprit : « Oui, il y a beaucoup entre le monde et toi. Car, lorsque Je viens, tu Me dis : “Seigneur, je veux satisfaire pour eux. Je veux souffrir pour eux.” Et Moi, en étant parfaitement juste, Je ne peux recevoir de l’un et de l’autre la satisfaction pour une même dette.
Si J’acceptais de toi la satisfaction pour la dette du monde, le monde ne ferait rien d’autre que de s’endurcir toujours davantage dans le mal.
Pendant ces temps de rébellion, les châtiments sont très nécessaires. Si Je ne frappais pas le monde, les ténèbres se feraient tellement denses que tous seraient dans la noirceur. »
Pendant qu’Il disait cela, je me suis retrouvée hors de mon corps et je voyais la terre totalement couverte de ténèbres, à l’exception de quelques filets de Lumière. Qu’adviendra-t-il de ce pauvre monde ? Il y a beaucoup à réfléchir au sujet des bien tristes choses qui s’en viennent.