Ce matin, mon adorable Jésus est venu pendant quelque temps.

Il m’a dit : « Ma fille, celui qui veut Dieu dans sa totalité doit se donner totalement à Dieu. » Ensuite, Il s’est enfermé en moi sans rien dire de plus.

Alors, en Le voyant tout près de moi, je lui ai dit : « Seigneur, aie compassion de moi. Ne vois-Tu pas comment tout est aride et desséché dans mon âme ? Il me semble que je suis devenue tellement sèche : c’est comme si je n’avais jamais reçu une goutte de pluie. »

Jésus me répondit : « C’est mieux ainsi. Ne sais-tu pas que plus les bûches sont sèches, plus le feu les dévore facilement et plus vite il les convertit en feu ? Il suffit d’une seule étincelle pour les allumer.

Mais, si les bûches sont pleines de sève et ne sont pas bien séchées, il faut un grand feu pour les embraser et beaucoup de temps pour les transformer en feu.

Il en est ainsi dans l’âme. Lorsque tout y est sec, il ne suffit que d’une seule étincelle pour la transformer totalement en un feu d’Amour divin. »

Je lui dis : « Seigneur, Tu Te moques de moi. Combien tout est rude dans cet état de sécheresse ! D’ailleurs, qu’est-ce que Tu dois brûler, si tout est sec ?»

Il me répondit : « Je ne me moque pas de toi : tu ne comprends pas ce que Je dis ? Quand tout n’est pas sec dans l’âme,

  • la complaisance est sève,
  • la satisfaction est sève,
  • le propre goût est sève,
  • l’estime de soi est sève.

Au contraire, quand tout y est sec et que l’âme opère, cette sève ne trouve pas de canaux pour s’écouler.

Le Feu divin, en trouvant l’âme

  • seule, dénudée et
  • desséchée comme elle était lorsqu’elle a été créée par le Créateur,
  • sans aucune sève étrangère circulant en elle, sinon cette nudité qui est son unique vêtement, il Lui est très facile de convertir l’âme en son propre Feu divin.

Alors, Je lui infuse une atmosphère de paix,

  • la conservant par l’obéissance intérieure et
  • la protégeant par l’obéissance extérieure.

Cette paix enfante Dieu dans l’âme, Dieu dans sa totalité, c’est-à-dire

  • dans toutes ses œuvres,
  • dans toutes ses vertus et
  • dans toutes les manières du Verbe incarné, de sorte que surgissent dans l’âme
  • la simplicité du Verbe,
  • son humilité,
  • la dépendance de sa vie d’enfant,
  • la perfection de ses vertus d’adulte,
  • la mortification et
  • le crucifiement de sa mort.

De plus, cela commence toujours de la manière suivante : celui qui veut le Christ dans sa totalité

  • doit se donner totalement au Christ. »