Oh ! Comme il faut se donner de la peine pour faire venir Jésus pour quelque temps ! C’est un continuel crève-cœur et une crainte. En plus, Il ne vient pas. Ô Dieu, quelle souffrance ! Je ne sais comment on fait pour vivre ainsi : on vit en mourant !

Jésus se fit voir brièvement dans un état pitoyable, avec un bras coupé.

Tout affligé, Il me dit :

« Ma fille, vois-tu ce que les créatures Me font ? Comment veux-tu que Je ne les châtie pas ? » Pendant qu’Il disait cela, il me sembla qu’Il prenait une croix élevée. Les bras de cette croix s’étendaient sur six ou sept cités et plusieurs châtiments se succédaient. J’ai beaucoup souffert en voyant cela.

Jésus, qui voulait me distraire de cette souffrance, me dit :

« Ma fille, tu souffres beaucoup lorsque Je te prive de ma Présence. Par nécessité, il faut que cela t’arrive. Parce que, en ayant été pendant si longtemps en contact avec la Divinité, tu as goûté au plaisir de la Lumière divine.

Plus quelqu’un a goûté à la Lumière, plus fortement il ressent son absence : il éprouve les ennuis, la gêne et les souffrances qu’apportent avec elles les ténèbres. »

Ensuite, Il dit : « Cependant, la chose principale pour chacun, c’est que dans

  • toutes ses pensées, ses paroles et ses œuvres, il ne recherche
  • pas son propre confort,
  • ni l’estime de soi,
  • ni le plaisir qui vient d’autrui, mais uniquement le plaisir de Dieu. »