Me trouvant dans mon état habituel, mon adorable Jésus se fit voir en train de dormir à l’intérieur de moi, pendant que s’échappaient de Lui beaucoup de rayons lumineux dorés.

J’étais contente de le voir mais, en même temps, mécontente de ne pas pouvoir entendre la douceur et la suavité de sa voix créatrice.

Après un bon moment, Il est revenu et, voyant mon mécontentement, Il me dit :

« Ma fille, dans mon ministère public,

  • l’usage de ma voix était nécessaire pour Me faire entendre mais, dans mon ministère privé,
  • mon unique Présence suffit pour tout.

Car, Me voir et comprendre l’harmonie de mes vertus pour les recopier en soi, c’est la même chose.

Par conséquent, l’attention de l’âme doit être

  • de Me regarder et
  • de se conformer en tout aux opérations intérieures du Verbe.

Quand J’attire l’âme à Moi,

  • au moins pendant le temps où Je la garde en ma Présence, on peut dire qu’elle vit la Vie divine.

Ma lumière est comme un pinceau :

  • mes vertus fournissent les différentes couleurs et
  • l’âme est comme une toile recevant l’Image de Dieu.

Il en est comme pour les monts élevés. Plus ils sont élevés, plus ils laissent tomber vers le bas avec impétuosité une pluie abondante.

Ainsi, en ma Présence, l’âme se met dans l’état qui lui convient, c’est-à-dire,

  • au bas, dans le néant, au point de se sentir anéantie.

Alors, la Divinité

  • fait pleuvoir sur elle la grâce par torrents au point de l’inonder,
  • la transforme en la Divinité Elle-même.

C’est pourquoi tu dois être contente de tout,

  • contente si Je parle et contente si Je ne parle pas. »

Pendant qu’Il disait cela, je me suis sentie comme submergée en Dieu . Après, je me suis retrouvée dans mon corps.