Jésus béni est venu à la hâte comme un éclair. Dans cet éclair, Il fit ressortir de son intérieur une caractéristique particulière de l’un de ses attributs. Combien de choses Il me fit comprendre à travers cet éclair !

Cependant, maintenant que cet éclair s’est retiré, mon esprit

  • demeure dans l’obscurité et
  • ne sait pas trouver les mots pour décrire ce qu’il a compris à travers cet éclair de lumière.

Bien plus, puisque ce sont des choses qui touchent la Divinité, le langage humain a du mal à les décrire. Plus l’âme s’efforce de le faire, plus elle en reste muette. Dans ces choses, elle est toujours comme un petit enfant nouveau-né.

Mais, l’obéissance veut que je rn’ efforce de décrire le peu dont je suis capable Et, par conséquent, je m’exécute. Il me sembla que Dieu contient en Lui tous les biens De sorte que, en trouvant ces biens, il n’est pas nécessaire d’aller ailleurs pour percevoir l’Immensité de Dieu. Dieu seul suffit pour retrouver tout ce qui Lui appartient.

En un éclair, Il me montra une caractéristique spéciale de sa Beauté. Qui peut raconter combien Il est beau ?

Je peux seulement dire que

  • toutes les beautés angéliques et humaines,
  • la beauté des fleurs et des fruits, l’azur splendide et le ciel étoilé, qui semblent nous enchanter et nous parler d’une beauté suprême, ne sont qu’une ombre ou qu’un souffle en comparaison de la Beauté de Dieu.

En d’autres mots, ces beautés ne sont que des petites gouttes de rosée en comparaison des immenses eaux de la mer. Je continue, car mon esprit commence à se disperser.

Dans un autre éclair, Jésus me montra une caractéristique spéciale de son attribut de Charité. Dieu est trois fois saint. Comment puis-je, moi, si misérable, ouvrir la bouche pour parler de cet attribut qui est la source d’où dérivent tous ses autres attributs ? Je dirai seulement ce que j’ai compris en regard de la nature humaine.

J’ai compris que lorsque Dieu nous crée,

  • cet attribut de la Charité se déverse en nous et nous remplît totalement, de sorte que si l’âme correspond,
  • notre nature devrait se transformer en charité pour Dieu.

Mais si l’âme se diffuse dans l ‘Amour

  • des créatures, des plaisirs, des intérêts personnels, ou
  • de quelque autre chose que ce soit, alors ce Souffle divin commence à quitter l’âme.

Et si l’âme en vient à se disperser dans tout, elle devient vide de la charité divine.

Et comme on n’entre pas dans le Ciel à moins d’être plein

  • de charité très pure et toute divine.

Si l’âme n’est pas remplie de cette Charité, elle ira recouvrer ce souffle de charité reçu au moment de sa création

  • dans les flammes du purgatoire. Elle ne sortira pas de là que lorsqu’elle débordera de charité. Qui sait quelle longue étape elle aura à franchir en ce lieu d’expiation ?

S’il en est ainsi de la créature, qu’en est-il donc du Créateur ? Je crois que je suis en train de dire beaucoup de sottises.

Mais je ne m’en étonne pas, puisque je ne suis pas du tout douée. Je suis une pure ignorante. S’il y a quelque chose de véridique dans ces écrits, cela ne vient pas de moi, mais de Dieu. Quant à moi, je demeure toujours la petite ignorante que je suis.