J’ai passé plusieurs jours dans l’absence et le silence de Jésus.
Ce matin, lorsqu’Il est venu, Jésus continua de demeurer en silence. Malgré que j’aie gardé Jésus presque toujours avec moi, malgré tous mes efforts, je n’ai pas réussi à Lui faire dire un seul mot.
Il me semblait qu’Il retenait quelque chose dans son intérieur qui L’attristait tellement qu’Il en était taciturne. Et Il ne voulait pas que je sache ce qui se passait.
Pendant que Jésus était avec moi, il me sembla voir la Maman Reine. Lorsqu’elle vit Jésus avec moi, elle me dit :
« Est-ce que tu Le retiens ? C’est un moindre mal qu’il soit avec toi car, s’Il doit épancher sa juste fureur, puisqu’Il est avec toi, tu sauras Le retenir. Ma fille, prie-Le de retenir les fléaux : les malveillants sont tous prêts à agir, mais ils se voient liés par une puissance suprême qui les empêche de passer à l’action.
Et si la Justice divine permettait qu’ils passent à l’action,
- en ne le faisant pas quand cela leur plaît, il en sortira le bien suivant : ils reconnaîtront l’autorité divine sur eux et ils diront : “Nous l’avons fait, parce que le pouvoir nous en a été donné d’en haut.”
« Ma fille, quelle guerre se couve dans le monde moral ! Elle est horrible à voir.
Pourtant, la première chose qu’on devrait rechercher dans la société, dans les familles et dans chaque âme devrait être la paix.
Sans la paix, tout devient insalubre, fût-ce les vertus elles-mêmes. La charité et le repentir, sans la paix, n’apportent ni la santé, ni la véritable sainteté. Pourtant, si nécessaire et si salubre, la paix s’est éloignée du monde d’aujourd’hui : on ne veut rien d’autre que des troubles et des guerres. Prie, ma fille, prie !»