Ce matin, Jésus béni me transporta hors de mon corps. Il se fit voir dans un état à remuer même les pierres.

Oh ! Comme Il souffrait ! Il semblait que, n’en pouvant plus, Il voulait se décharger un peu en cherchant de l’aide. Je sentis mon pauvre cœur se briser de tendresse Et, immédiatement, je lui retirai sa couronne d’épines et la plaçai sur ma tête pour lui donner un peu de soulagement.

Ensuite, je lui dis : « Mon doux Bien, il y a quelque temps que tu n’as pas renouvelé pour moi les souffrances de la croix. Je te prie de me les renouveler aujourd’hui. Ainsi, tu seras soulagé davantage. »

Il me répondit : « Ma bien-aimée, il est nécessaire qu’on demande la permission à la Justice. Les choses sont arrivées à un point tel que la Justice ne peut permettre que tu souffres. »

Je ne savais comment faire pour implorer la Justice quand deux demoiselles, qui semblaient être au service de la justice, se présentèrent.

L’une s’appelait Tolérance, et l’autre Dissimulation.

Leur ayant demandé de me crucifier, Tolérance me prit une main et la cloua, sans vouloir terminer l’opération. Alors, je dis : « Oh ! Sainte Dissimulation, complète le travail de me crucifier ! Ne vois-tu pas que Tolérance m’ a abandonnée ? Fais-moi voir combien tu es plus habile à dissimuler. »

Alors, elle acheva l’œuvre de me crucifier, mais dans une telle souffrance que si le Seigneur ne m’avait soutenue dans ses bras, je serais certes morte de douleur.

Après cela, Jésus béni me dit : « Fille, il est nécessaire que, parfois au moins, tu subisses ces souffrances. Si tu ne le faisais pas, gare au monde ! qu’arriverait-il de lui ?» Ensuite, je priai Jésus pour plusieurs personnes et je revins dans mon corps.