Je me trouvais dans mon état habituel et mon doux Jésus ne venait pas. Après l’avoir beaucoup attendu, Il m’a dit dès que je l’ai vu :
« Ma fille, la Patience est supérieure à la Pureté. Parce que, sans patience,
- l’âme se déchaîne facilement
- il est difficile pour elle de se maintenir pure.
Lorsqu’une vertu a besoin d’une autre pour avoir la vie, on dit de la seconde qu’elle est supérieure à la première.
On peut dire que la patience est
- non seulement la gardienne de la Pureté,
- mais qu’elle est aussi l’échelle pour s’élever sur la montagne de la Force.
Si quelqu’un s’élevait sans l’échelle de la Patience, il se précipiterait immédiatement des hauteurs dans l’abîme.
« De plus, la Patience est le germe de la Persévérance. Celle-ci produit la Fermeté.
Oh ! Combien l’âme patiente est ferme et stable dans le bien !
Elle ne se soucie ni de la pluie, ni du givre, ni de la glace, ni du feu. Mais son unique but est de conduire à terme le bien commencé.
Il ne peut y avoir de plus grande sottise que celle de celui
- qui accomplit un bien aujourd’hui parce que ça lui plaît, et
- qui l’abandonne demain parce qu’il n’en a plus le goût.
Que dirait-on d’un œil qui voit à un moment et ne voit plus le moment d’après ? D’une langue qui tantôt parle et tantôt est muette ? Ah oui !
Ma fille, seule la patience est la clef secrète pouvant ouvrir le trésor des vertus.
Sans cette clef secrète, les autres vertus ne verraient pas le jour pour donner la vie à l’âme et l’ennoblir. »