Je continuais de voir Jésus un peu en colère contre le monde. Je voulais essayer de L’apaiser, mais c’est Lui-même qui m’a distraite en me disant :
« La charité qui m’est la plus agréable est celle qu’on fait à ceux qui me sont les plus proches.
Les âmes qui me sont les plus proches sont les âmes du purgatoire. Car elles sont confirmées dans ma grâce et il n’y a aucune opposition entre ma Volonté et la leur.
Ces âmes vivent continuellement en Moi. Elles m’aiment ardemment et Je suis contraint à les voir souffrir en Moi,
- impuissantes à pouvoir se donner par elles-mêmes le moindre soulagement.
Oh ! Comme mon Cœur est déchiré par la situation de ces âmes,
- vu qu’elles ne sont pas loin de Moi,
- mais toutes proches !
Non seulement elles sont proches de Moi, mais elles sont à l’intérieur de Moi. Combien est agréable à mon Cœur celui qui s’intéresse à elles !
Supposons que
- tu aurais une mère et une sœur qui vivraient avec toi dans un état de souffrance, incapables de s’aider elles-mêmes.
Supposons, d’un autre côté,
- qu’il y aurait un étranger qui vivrait à l’extérieur de ta demeure, également dans un état de souffrance, mais qui pourrait s’aider lui-même.
Ne trouverais-tu pas plus agréable
- qu’on se préoccupe davantage de soulager ta mère ou ta sœur
- plutôt que l’étranger qui peut s’aider lui-même ?
Je répondis :« Oh ! Certainement, Seigneur !»
Il ajouta : En second lieu, la charité qui est la plus agréable à mon Cœur est celle qu’on fait aux âmes qui,
- bien qu’elles vivent encore sur cette terre,
- ressemblent presque aux âmes du purgatoire,
C’est-à-dire qu’elles
- M’aiment,
- font toujours ma Volonté et
- s’intéressent à mes affaires comme si mes affaires étaient les leurs.
Si de telles âmes se trouvaient
- opprimées,
- dans le besoin ou
- dans un état de souffrances et qu’on s’occupait de les aider, cette charité me serait plus agréable que si on faisait cela aux autres. »
Ensuite, Jésus se retira. En me retrouvant dans mon corps, il me sembla que, dans ce que Jésus m’avait dit, il y avait quelque chose qui n’était pas selon la vérité. Alors, revenant, mon adorable Jésus me fit comprendre que ce qu’il m’avait dit était bien conforme à la vérité.
Il lui restait seulement à me parler
-
des membres de son Corps qui sont séparés de Lui,
-
c’est-à-dire les pécheurs.
Il me dit que ceux qui s’occupent de Lui ramener ces membres sont très agréables à son Cœur.
La différence est celle-ci :
- Supposons un pécheur qui se trouve dans une mésaventure.
Quelqu’un s’occupe de lui,
- non pour le convertir,
- mais pour le soulager et l’aider matériellement.
Le Seigneur trouverait plus agréable qu’on fasse cela
- à des âmes unies à lui dans l’ordre de la grâce.
Car, si ces dernières souffrent, cela est toujours relié
- soit à l’amour de Dieu envers elles,
- soit à leur amour envers Dieu.
D’autre part, si les pécheurs souffrent, le Seigneur voit en eux l’empreinte
- du péché et
- de leur volonté obstinée. Il me sembla le comprendre ainsi.
Du reste, je laisse à celui qui tient le droit de me juger de décider si ce que je dis est conforme ou non à la vérité.