Dans les jours passés, mon bien-aimé Jésus s’est fait voir en colère contre le monde si l’on peut dire. Ce matin, Il ne venait pas.
Alors je me disais : « Qui sait s’il ne vient pas parce qu’il veut envoyer quelques châtiments ? Est-ce ma faute, moi ? Puisqu’il veut envoyer des châtiments, Il n’a pas la bienveillance de venir vers moi. C’est beau ! Pendant qu’il veut punir les autres, Il m’afflige du plus grand des châtiments, celui d’être privée de Lui ! »
Pendant que je me disais cela et d’autres sottises semblables, mon aimable Jésus se fit voir et me dit :
« Ma fille, tu es la cause de mon plus grand martyre. Parce que, lorsque Je dois envoyer quelque châtiment, Je ne peux pas me manifester à toi.
C’est parce que tu me lies de toutes parts et parceque tu ne veux pas que Je fasse quoi que ce soit.
D’un autre côté, quand Je ne viens pas,
- tu me casses la tête avec tes plaintes, tes lamentations et tes attentes.
Ainsi, pendant que Je suis occupé à châtier, Je suis contraint de penser à toi et de t’écouter. Mon Cœur en vient à se déchirer de te voir dans ton état douloureux à cause de ta privation de Moi.
Le martyre le plus douloureux, c’est celui de l’Amour. Plus deux personnes s’aiment, plus douloureuses sont les souffrances occasionnées,
- non par les autres,
- mais par ces deux personnes elles-mêmes.
Donc, sois tranquille, reste calme. Il ne faut pas accroître mes souffrances par le moyen de tes souffrances. »
Ensuite, Jésus disparut.
Je suis restée toute mortifiée à penser
- que je cause le martyre de mon cher Jésus et
- que, lorsqu’Il ne vient pas, je dois rester tranquille pour ne pas Le faire souffrir autant.
Qui peut faire un tel sacrifice ? Cela me semble impossible. Je serai donc contrainte à continuer d’alimenter notre martyre commun.