Me trouvant hors de mon corps, je vis mon confesseur avec l’intention de me soumettre à la crucifixion. Quant à moi, je craignais de m’y soumettre.
Jésus me dit : « Que veux-tu que Je fasse ? Je ne peux pas faire autrement que d’obéir.
Car mon Humanité a été créée précisément
- pour obéir et
- pour détruire la désobéissance.
Cette vertu est tellement enracinée en Moi qu’on peut dire que l’obéissance est ma nature.
Pour Moi, elle est mon signe distinctif le plus cher et le plus glorieux.
Sans l’obéissance, J’aurais eu mon Humanité en horreur Je ne me serais jamais uni à elle. Veux-tu donc désobéir ? Tu peux le faire, mais c’est toi qui le feras, pas Moi. »
Toute confuse de voir un Dieu si obéissant, je dis : « Moi aussi je veux obéir. » Je me suis donc soumise. Et Jésus béni me fit participer aux douleurs de la croix.
Ensuite, Il me donna un baiser. Un souffle amer sortit de sa bouche. Il était sur le point de déverser en moi son amertume Mais Il ne le fit pas parce qu’Il voulait que je le Lui demande.
Immédiatement, je Lui dis : « Veux-Tu quelques réparations ? Faisons-les ensemble.
Unies aux Tiennes, mes réparations feront leur effet. Alors que, faites uniquement par moi, je crois qu’elles Te dégoûteront. »
Ainsi, je pris sa Main ruisselante de Sang
Et, en l’embrassant, je récitai
- le Laudate Dominum et
- le Gloria Patri, en alternant les versets avec Jésus : Il commençait et je répondais.
C’était afin
- de réparer pour les nombreuses œuvres mauvaises qui se commettent,
- avec l’intention de Le louer autant de fois qu’Il reçoit d’offenses par ces mauvaises œuvres.
Comme c’était émouvant de voir Jésus prier !
Je fis la même chose avec l’autre main. Ensuite, ses pieds avec l’intention de Le louer en réparation de tous
- les mauvais pas faits par les hommes ainsi que
- tous les chemins tordus foulés par eux, même sous le couvert de la piété et de la sainteté.
En dernier, je pris son Cœur avec l’intention de Le louer autant de fois que le cœur humain
- refuse de palpiter pour Dieu, ou
- ne l’aime pas, ou
- ne le désire pas.
Mon bien-aimé Jésus sembla totalement restauré par ces réparations faites ensemble.
Pourtant, non tout à fait, puisqu’Il semblait vouloir déverser son amertume en moi. Je lui dis : « Seigneur, si tu veux déverser ton amertume, je te prie de le faire. »
Il déversa en moi son amertume, et Il ajouta :
« Ma fille, combien les hommes m’offensent !
Mais un temps viendra où Je les châtierai, de sorte que beaucoup de vermine (hommes abjects et méprisables) paraîtra au grand jour. Il y aura des châtiments qui produiront des nuées de moucherons (personnes méprisables de petite taille) qui les opprimeront beaucoup. Ensuite, le Pape sortira. »
Je dis :« Pourquoi le Pape sortira-t-il ?» Jésus répondit : Il sortira pour consoler les peuples, parce qu’ils seront opprimés, fatigués, abattus, trahis par tant de faussetés. Ils chercheront le port de la Vérité. Humiliés, ils demanderont au Saint-Père de venir au milieu d’eux pour les libérer de tant de maux et les orienter vers le port du salut. »
Je dis : « Seigneur, cela arrivera-t-il après les guerres dont Tu m’as parlé à d’autres occasions ?»
Jésus répondit : « Oui. » Je repris :« Comme je voudrais m’en aller auprès de toi avant que ces choses arrivent !»
Jésus me dit : « Et moi, où irai-Je demeurer alors ?»
Je répondis : « Ah ! Seigneur, il y a tellement de bonnes âmes avec lesquelles Tu peux t’entretenir que, en me comparant à elles, oh ! Combien je me vois mauvaise ! » Sans me prêter attention, Jésus disparut et je revins dans mon corps.