Ce matin, après que j’eus reçu l’Eucharistie, mon adorable Jésus se fit voir dans mon intérieur, tout couvert de fleurs disposées sous forme de cabane. Jésus se trouvait à l’intérieur de cette cabane où Il s’amusait et se réjouissait.
En le voyant ainsi, je Lui dis : « Mon très doux Jésus,
- quand prendras-Tu mon cœur pour le conformer entièrement au Tien,
- de façon à ce que je puisse vivre de la Vie de ton propre Cœur ? »
Pendant que je disais cela, mon suprême et unique Bien prit une lance et m’ouvrit la poitrine à l’endroit où se trouve le cœur.
Ensuite, avec ses mains, Il sortit mon cœur à l’extérieur et l’examina de part en part pour voir s’il était dépouillé et s’il possédait les qualités nécessaires pour pouvoir demeurer dans son très saint Cœur.
Moi aussi, je regardai mon cœur. A ma grande surprise, je vis, imprimées sur un côté,
- la croix,
- l’éponge et
- la couronne d’épines.
Cependant, quand je voulus le regarder sous un autre angle en cherchant à voir son l’intérieur
- car il semblait gonflé comme sur le point d’éclater, mon bien-aimé Jésus m’en empêcha en me disant :
« Je veux te mortifier en te privant de voir tout ce que J’ai déversé dans ce cœur. Ah ! Oui, ici, à l’intérieur de ce cœur, se trouvent tous les trésors de mes grâces que la nature humaine peut arriver à contenir ! »
À ce moment, Jésus enferma mon cœur dans son très saint Cœur en ajoutant :
« Ton cœur a pris position dans mon Cœur Moi, en échange de ton cœur, Je te donne mon Amour qui te donnera la Vie. »
Ensuite, en s’approchant de mon côté ouvert, Il exhala trois souffles contenant de la lumière, lesquels prirent la place de mon cœur. Après, Il ferma la blessure en me disant :
« Maintenant plus que jamais, il convient de te fixer dans le centre de ma Volonté en ayant pour cœur mon unique Amour.
Tu ne dois pas sortir de ma Volonté, même pas pour un seul instant.
Mon Amour trouvera en toi sa véritable nourriture
- uniquement s’il trouve en toi, en tout et pour tout, ma Volonté. Dans ma Volonté, mon Amour trouvera
- son contentement et sa vraie et fidèle conformité. »
Puis, en s’approchant de ma bouche, Il exhala trois autres souffles et, en même temps, Il déversa une liqueur très douce qui m’enivra totalement.
Alors, débordant d’enthousiasme, Il dit : « Vois-tu ? Ton cœur est dans le Mien. Par conséquent, il n’est plus le tien. »
Il m’embrassa sans arrêt et me manifesta mille délicatesses d’amour. Qui pourrait les décrire toutes ? Cela m’est impossible.
Comment décrire ce que j’éprouvai en me retrouvant dans mon corps ! Je peux seulement dire que je me sentais comme si ce n’était plus moi qui vivais :
- sans passion,
- sans tendances et
- sans désirs, totalement ensevelie en Dieu.
Dans la partie où mon cœur devait normalement se trouver, j’éprouvais une espèce de sensation de froideur
- par rapport aux autres parties de mon corps.