Ce matin, lorsque mon adorable Jésus vint, il me transporta hors de mon corps et me demanda un soulagement pour ses souffrances.

N’ayant rien à Lui offrir, je lui dis : « Mon très doux Amour, si la Maman Reine était ici, elle pourrait te restaurer avec son lait. Quant à moi, je n’ai rien d’autre que mes misères. »

Pendant ce temps, la très sainte Reine vint et, immédiatement, je lui dis :

« Jésus éprouve le besoin d’un soulagement. Donne-lui ton très doux lait pour le soulager. » Alors, notre très chère Maman lui donna son lait. Et mon bien-aimé Jésus fut totalement refait.

Ensuite, Il se tourna vers moi et Il me dit : « Je me sens rafraîchi. Toi aussi, approche-toi de mes lèvres et bois une portion de ce lait que j’ai reçu de ma Mère, afin que nous puissions tous les deux êtres refaits. »

Je me suis donc approchée. Qui peut décrire la vertu de ce lait qui sortait bouillant de la bouche de Jésus ? Il en contenait tellement qu’il semblait être une source inépuisable, de sorte que si tous les hommes avaient bu, cette source n’aurait point diminué.

Après cela, nous avons parcouru en partie la terre A un certain endroit, il semblait qu’il y avait des gens assis autour d’une petite table.

Ils disaient : « Il y aura une guerre en Europe et, ce qui est le plus douloureux, c’est qu’elle sera produite par des proches. » Jésus écoutait, mais Il ne dit rien concernant cela.

Par conséquent, je ne sais pas avec certitude s’il y aura une guerre, oui ou non. Puisque les jugements humains sont versatiles Ce qu’ils disent un jour, ils le nient le lendemain.

Ensuite, Jésus me transporta à l’intérieur d’un jardin dans lequel s’élevait un très grand bâtiment qui ressemblait à un monastère. Il était peuplé par tellement de gens qu’on arrivait difficilement à les compter. À la vue de ces gens, mon adorable Jésus tourna le dos, se serra contre moi en appuyant sa tête sur mon épaule tout près de mon cou, et Il me dit à l’oreille : « Ma bienaimée, ne me les laisse pas voir ; autrement Je souffrirais beaucoup. »

Moi aussi, je serrai Jésus contre moi et, en m’approchant d’une de ces âmes, je dis : « Dis-moi, au moins, qui vous êtes. »

Elle répondit : « Nous sommes toutes des âmes du purgatoire. Notre libération est liée à l’exécution de ces pieux legs que nous avons transmis à nos héritiers. Comme ils ne sont pas acquittés, nous sommes contraintes de rester ici, éloignées de notre Dieu. Quelle souffrance pour nous ! Car Dieu est pour nous un être nécessaire dont on ne peut se passer.

Nous éprouvons une mort continuelle qui nous martyrise de la façon la plus impitoyable. Si nous ne mourons pas, c’est parce que nos âmes ne sont pas sujettes à la mort.

D’où, âmes souffrantes que nous sommes,

  • en restant privées d’un Etre qui est toute notre vie, nous implorons de Dieu qu’Il fasse éprouver aux mortels une toute petite partie de nos souffrances
  • en les privant de ce qui est nécessaire au maintien de leur vie corporelle, afin qu’ils apprennent à leurs propres dépens
  • combien il est douloureux d’être privées de ce qui est absolument nécessaire. ».

Après cela, le Seigneur me transporta ailleurs.

Moi, en éprouvant de la compassion pour ces âmes du purgatoire, je dis à Jésus :

« Oh ! Mon bon Jésus, comment se fait-il que tu aies détourné ton visage de ces âmes bénies

  • qui soupiraient tant après toi, Alors qu’il suffisait que tu te fasses voir
  • pour qu’elles soient libérées de leurs souffrances et
  • pour qu’elles soient béatifiées ?»

Jésus répondit :

« Oh ! Ma fille, si Je m’étais montré à elles,

  • puisqu’elles ne sont pas totalement purifiées,
  • elles n’auraient pas pu soutenir la vue de ma Présence Au lieu de s’élancer dans mes bras, confuses, elles se seraient retirées derrière

Je n’aurais rien fait d’autre que d’accroître mon martyre et le leur. Voilà pourquoi j’ai agi ainsi. » Cela dit, Jésus disparut.