Me trouvant dans mon état habituel, je me suis sentie hors de mon corps Et j’ai trouvé la Maman Reine. Dès qu’elle m’a vue, elle a commencé à me parler de la Justice.

Elle m’a dit que la Justice était sur le point de frapper avec toute sa fureur contre le monde. Elle m’a dit beaucoup de choses sur le sujet, mais je n’ai pas les mots pour les exprimer. Pendant ce temps, je voyais le Ciel tout rempli de pointes d’épées dirigées contre le monde.

Elle ajouta : « Ma fille, tant de fois,

  • tu as désarmé la Justice divine et
  • tu étais contente de recevoir sur toi les coups de la Justice.

Maintenant que tu la vois au comble de sa fureur, il ne faut pas te décourager : sois courageuse ! L’âme remplie d’une sainte Force,

  • entre dans la Justice même, et
  • désarme-la. N’aie pas peur des épées, du feu et de tout ce que tu pourras rencontrer.

Afin d’atteindre ton but,

  • si tu te vois blessée, abattue, échaudée ou rejetée, ne retourne pas en arrière. Que cela soit pour toi un stimulant pour aller de l’avant.

« Vois-tu ? Dans ce but, Je suis venue à ton aide. Je t’ai apporté un vêtement grâce auquel ton âme acquerra

  • le Courage et
  • la Force de ne rien craindre. »

Cela dit, de l’intérieur de son manteau, elle sortit un vêtement tissé d’or et assorti de diverses couleurs, avec lequel elle revêtit mon âme.

Ensuite, elle me donna son Fils en me disant : « Voici que, comme gage de mon amour,

Je te donne la garde de mon très cher Fils,

  • afin que
  • que tu Le protèges,
  • que tu l’aimes et que tu le contentes en tout.

Cherche à me remplacer auprès de Lui, afin que,

  • en trouvant en toi son contentement,
  • le mécontentement que Lui donnent les autres créatures ne puisse le faire autant souffrir. »

Qui pourrait décrire combien je fus heureuse et fortifiée,

  • revêtue de ce vêtement et
  • avec ce gage amoureux dans mes bras ?

Je ne pourrais certainement pas désirer un bonheur plus grand. Ensuite, la Maman Reine disparut et je restai avec mon doux Jésus.

Nous avons parcouru un peu la terre. Et, parmi les nombreuses rencontres que nous avons faites, nous avons rencontré une âme prise dans les griffes du désespoir. Pleins de compassion pour elle, nous nous sommes approchés, et Jésus a voulu que je lui parle pour lui faire comprendre le mal qu’elle faisait.

Grâce à une lumière que Jésus infusait en moi, j’ai dit à cette âme : « La médecine la plus salutaire et la plus efficace dans les contrariétés les plus tristes de la vie, c’est la résignation.

Toi, dans ton désespoir, au lieu de prendre cette médecine, tu es en train de prendre le poison pour tuer ton âme.

Ne sais-tu pas que

  • le remède le plus opportun pour tous les maux,
  • la chose principale qui nous rend nobles, nous divinise, nous fait ressembler à Notre-Seigneur et qui a la puissance de convertir en douceur notre amertume, c’est la résignation !

« Quelle a été la vie de Jésus sur la terre, sinon d’accomplir la Volonté du Père ? Pendant qu’il était sur la terre, Il était uni à son Père dans le Ciel. I Il en est ainsi pour la créature résignée.

Pendant qu’elle vit sur la terre, son âme et sa volonté sont unies à Dieu dans le Ciel. Que peut-il y avoir de plus précieux et de plus désirable ?»

Comme si elle avait été secouée, cette âme désespérée commença à se calmer. Jésus et moi, nous nous sommes retirés. Que tout soit pour la gloire de Dieu et qu’il soit toujours béni !