Ce matin, j’ai reçu la sainte communion et mon adorable Jésus me fit voir mon confesseur qui avait l’intention de me faire souffrir la crucifixion. Je sentais que ma pauvre nature en éprouvait de la répugnance,
- non parce qu’elle ne voulait pas souffrir,
- mais pour d’autres raisons qu’il n’est pas nécessaire de décrire ici.
Comme s’il voulait se plaindre de moi, Jésus dit au Père confesseur : « Elle ne veut pas se soumettre. » Je fus attendrie par la plainte de Jésus. Le Père me renouvela l’ordre et je me suis soumise.
Après que j’eus souffert quelque temps, comme le père confesseur était présent, le Seigneur me dit : « Ma bien-aimée, voilà le symbole de la très Sainte Trinité : moi, le père confesseur et toi.
Depuis toute éternité, mon Amour n’est jamais demeuré seul. Il a toujours été uni
- dans une union parfaite et réciproque avec les Personnes divines.
Car le véritable amour n’est jamais seul :
- il produit d’autres amours et
- il se réjouit d’être aimé par ces amours qu’il a lui-même produits.
Si l’amour se trouve seul,
- soit qu’il n’est pas de la nature de l’amour divin,
- soit qu’il n’est qu’apparent.
Si tu savais
- combien Je me plais et
- combien Je savoure de pouvoir prolonger chez les créatures cet amour qui, de toute éternité, régnait et règne toujours dans la très Sainte Trinité.
Voilà pourquoi Je dis que Je veux
- le consentement du confesseur avec son intention unie à mon intention,
- pour continuer plus parfaitement cet Amour de la très Sainte Trinité. »