Ce matin, je me sentais tellement égarée que je ne me comprenais pas moi-même. Je ne pouvais même pas aller, selon mon habitude, à la recherche de mon suprême Bien. De temps en temps, Jésus remuait en mon intérieur et se faisait voir.
En m’embrassant et en se montrant tout indulgent envers Moi, Il me dit : « Pauvre fille, tu as raison de dire que tu ne peux pas demeurer sans Moi. Comment pourrais-tu vivre sans ton Bien-Aimé ?»
Secouée par ces paroles, je dis : « Ah ! Mon Bien-Aimé, quel cruel martyre que ma vie, à cause de ces intervalles où je suis contrainte de demeurer sans Toi ! Tu dis toi-même que j’ai raison et, ensuite, Tu me laisses ! »
Jésus se cacha furtivement comme s’Il ne voulait pas entendre ce que je disais et je suis retombée dans mon égarement, sans ne plus pouvoir rien dire.
En me voyant de nouveau égarée, Jésus sortit de mon intérieur et Il me dit : « Tu es tout mon contentement. Dans ton cœur, Je trouve mon véritable repos et, En m’y reposant, J’éprouve mes plus chères délices. »
Ébranlée de nouveau, je lui dis : « Pour moi aussi, Tu es tout mon contentement. Tellement que toutes les autres choses ne sont pour Moi qu’amertume. »
Jésus se retira de nouveau Je suis restée avec mes paroles en me retrouvant plus égarée qu’auparavant. La matinée s’est déroulée ainsi. Il me semblait que Jésus avait envie de s’amuser quelque peu.
Après cela, je me suis sentie hors de mon corps. J’ai vu des inconnus qui venaient, habillés en civils. Les gens, en les voyants, étaient horrifiés. Ils émettaient des cris d’épouvante et de douleur, surtout les enfants.
Les gens disaient : « Si ces inconnus arrivent sur nous, nous sommes finis ! »
Ils ajoutaient : « Cachez les jeunes ! Malheur à la jeunesse si elle tombe dans les mains de ceux-ci !»
Révoltée, je dis au Seigneur : « Pitié ! Miséricorde ! Éloigne ce fléau si dangereux pour la misérable humanité ! Que les larmes de l’innocence t’amènent à la compassion ! »
Jésus répondit : « Ah ! Ma fille, c’est seulement à cause de l’innocence que Je suis attentif aux autres !
Seule l’innocence attire ma Miséricorde et atténue ma juste Indignation. »