Entre Jésus et moi, plusieurs jours de silence se sont écoulés. Ils étaient accompagnés de peu de souffrance pour moi. De plus, il me semble que Jésus voulait continuer de m’éprouver pour exercer un peu plus ma patience. Voici comment.

Quand Il venait, Il disait : « Ma bien-aimée, du haut du Ciel, Je soupire après toi : au Ciel, au Ciel, Je t’attends. » Puis, comme un éclair, Il se sauvait.

Par après, Il revenait et me disait : « Désormais, cesse tes ardents soupirs : Tu me fais languir jusqu’à me faire perdre connaissance. »

D’autres fois, Il disait : « Ton amour ardent, tes soifs sont un repos pour mon Cœur attristé. » Mais, qui peut tout dire ?

Il me semblait que Jésus voulait composer des vers. Parfois, Il exprimait ces vers en les chantant. Cependant, sans me donner le temps de Lui dire un seul mot, Il disparaissait.

Ce matin, mon confesseur ayant manifesté l’intention de me faire souffrir la crucifixion, j’ai vu la Maman Reine qui pleurait et se disputait presque avec Jésus pour que le monde soit épargné de tant de fléaux.

Mais Jésus se montrait hésitant. C’est uniquement pour contenter sa Maman qu’il a accepté de me faire souffrir.

Plus tard, comme s’Il s’était un peu apaisé, Il me dit :

« Ma fille, c’est vrai que Je veux châtier le monde. Je tiens en main les fouets pour le frapper. C’est également vrai que si, ton confesseur et toi, vous vous intéressez à Me prier et à souffrir, cela M’est un appui.

Et vous Me donnez ainsi le soutien dont J’ai besoin pour que le monde soit épargné, au moins en partie. Autrement, en ne trouvant aucun appui, de ma main libre, Je me déchargerai sur le monde. »

Cela dit, Il disparut.