Après avoir reçu la sainte communion, je n’ai pas vu Jésus béni comme à l’accoutumée. Après l’avoir longtemps attendu, j’ai senti que je quittais mon corps. Alors je L’ai trouvé. Il me dit aussitôt :

« Ma fille, Je t’attendais pour pouvoir Me reposer un peu en toi Car je ne peux tenir plus longtemps ! Oh ! Donne-Moi du réconfort !»

Immédiatement, je L’ai pris dans mes bras pour Lui plaire. J’ai vu qu’Il avait à l’épaule une blessure profonde qui éveillait la pitié et même le dégoût. Il se reposa quelques minutes. J’ai ensuite vu que sa blessure était guérie. Puis, entre l’émerveillement et la surprise, Le voyant soulagé, je pris mon courage à deux mains et Je Lui dis :

« Seigneur béni, mon pauvre cœur est tourmenté par la peur que Tu ne m’aimes plus. J’ai très peur que ton indignation s’abatte sur moi. Tu ne viens plus comme avant et Tu ne partages plus ton amertume avec moi. Tu ne me donnes plus ce qui est bon pour moi : la souffrance.

En me privant de la souffrance, tu en viens même à me priver de toi-même. Oh ! Donne la paix à mon pauvre cœur. Rassure-moi, dis-moi que Tu m’aimes, promets-moi que Tu continueras de m’aimer ? -

Jésus : « Oui, oui, Je t’aime vraiment ! »

Et moi : Comment puis-je en être sûre ? Si tu aimes vraiment une personne, tu dois lui donner tout ce qu’elle veut ! Je te dis : “ne punis pas les personnes ! ” et Tu les punis. Ou “déverse ton amertume en moi” et Tu ne le fais pas. Je trouve que cette fois, Tu vas trop loin. Comment donc puis-je être sûre que Tu m’aimes ?

Jésus : Ma fille, tu vois les punitions que J’envoie Mais tu ne vois pas celles que Je retiens. Combien d’autres punitions J’aurais envoyées et combien de sang J’aurais fait couler n’eût été des quelques personnes qui M’aiment et que J’aime d’un amour spécial ! »

Après cela, il me sembla que Jésus s’était dirigé à l’endroit où la destruction de la chair humaine s’opérait. Mais moi, qui voulais le suivre, je n’en eus pas la permission. Et, à mon plus grand regret, je me retrouvai dans mon corps.