Jésus continuait de me garder endormie. Ce matin, pendant quelques minutes, je me suis trouvée complètement éveillée. J’ai compris mon misérable état et j’ai ressenti l’amertume de la privation de mon plus grand Bien.

J’ai versé quelques larmes quand je Lui ai dit : Mon toujours bon Jésus, pourquoi ne viens-tu pas ? Ce ne sont pas des choses à faire : blesser une de tes âmes et ensuite la laisser ! Puis, pour ne pas lui laisser savoir ce que Tu fais, Tu la plonges dans le sommeil ! Oh ! Viens, ne me fais pas attendre davantage. »

Pendant que je disais cela et bien d’autres idioties semblables, Il vint et m’entraîna hors de mon corps. Alors que je voulais lui dire mon pauvre état, Il m’imposa le silence et Il me dit :

« Ma fille, ce que Je veux de toi, c’est que tu te reconnaisses en Moi, et non en toi-même. Ainsi, tu ne te souviendras plus de toi, mais de Moi seul. T’ignorant toi-même, tu ne reconnaîtras que Moi.

Dans la mesure où tu t’oublieras et te détruiras toi-même, tu avanceras dans ma connaissance, tu te reconnaîtras uniquement en Moi.

Quand tu feras ainsi, tu ne penseras plus avec ton cerveau, mais avec le Mien. tu ne regarderas plus avec tes yeux, tu ne parleras plus avec ta bouche, les battements de ton cœur ne seront plus les tiens, tu ne travailleras plus avec tes mains, tu ne marcheras plus avec tes pieds.

tu regarderas avec mes Yeux, tu parleras avec ma Bouche, tes battements de cœur seront les Miens, tu travailleras avec mes Mains, tu marcheras avec mes Pieds.

Et pour que cela se produise,

  • c’est-à-dire que l’âme ne se reconnaisse qu’en Dieu,

elle doit retourner à ses origines, c’est-à-dire à Dieu, de qui elle vient. Elle doit se conformer entièrement à son Créateur ; Elle doit réduire à néant

  • tout ce qu’elle tient d’elle-même et qui n’est pas en conformité avec ses origines,

De cette manière seulement, nue et dépouillée, elle pourra

  • retourner à ses origines,
  • se reconnaître uniquement en Dieu et
  • travailler en accord avec la fin pour laquelle elle a été créée.

Pour se conformer complètement à Moi, l’âme doit devenir invisible comme Moi. »

Pendant qu’Il disait cela, j’ai vu la punition terrible des plantes desséchées et comment cela doit aller encore plus loin. J’ai à peine pu Lui dire : « Ô Seigneur ! que fera le pauvre peuple !»

Et Lui, dans le but de ne pas faire attention à moi, disparut à la vitesse de l’éclair

Qui pourrait dire quelle fut l’amertume de mon âme de me retrouver en mon corps sans avoir pu Lui dire un seul mot

  • me concernant ou
  • concernant mon prochain, ou
  • concernant ma tendance à dormir, avec laquelle j’étais encore aux prises !