Comme Jésus persistait à ne pas venir, j’ai essayé de méditer sur le mystère de la flagellation. Pendant que je le faisais, il s’est montré très blessé et tout ensanglanté. Dès que je l’ai aperçu, Il me dit :
« Ma fille, le Ciel et le monde créé démontrent l’Amour de Dieu. Mon Corps blessé démontre mon Amour pour les hommes.
Ma Nature divine et ma Nature humaine sont inséparables et elles ne forment qu’une seule personne. Par elles, Je n’ai pas seulement satisfait à la Justice divine, mais J’ai aussi travaillé au salut des hommes.
Et, pour convoquer chacun à aimer Dieu et le prochain,
- non seulement J’ai donné Moi-même l’exemple sur ce point,
- mais J’en ai fait un Précepte divin.
Mes Plaies et mon Sang enseignent à chacun
- le chemin de l’Amour et
- le devoir pour tous de se préoccuper du salut des autres. »
Puis, d’un air attristé, Il ajouta : « L’Amour est pour Moi un tyran sans pitié !
Pour Le satisfaire,
- non seulement J’ai vécu toute ma Vie mortelle en de continuels sacrifices, jusqu’à mourir sur la Croix,
- mais Je me suis donné comme Victime perpétuelle dans le sacrement de l’Eucharistie.
De plus, J’ai fait appel à quelques-uns de mes enfants bien-aimés, dont toi-même, pour être des victimes en souffrances continuelles pour le salut du genre humain.
Ah oui ! Mon Cœur ne trouve ni la paix ni le repos s’Il ne se livre pas aux hommes ! Cependant l’homme me répond avec une ingratitude extrême ! » Ayant dit cela, Il disparut.