Mes souffrances formaient une douce chaîne Elles
- me liaient à mon doux Jésus,
- le faisaient venir presque continuellement et
- le stimulaient à me verser d’autres amertumes.
Quand Il vint,
- Il me prit dans ses Bras pour me donner de la force et
- Il versa en moi d’autres amertumes.
Je Lui dis : « Seigneur, alors que Tu déverses en moi une partie de tes souffrances, je Te prie
- de me rendre heureuse et de m’accorder ce que je T’ai déjà demandé, c’est-à-dire
- que les humains reçoivent au moins la moitié de la nourriture dont ils ont besoin pour se nourrir (cf. texte du 3 juin, page9 9). »
Il me dit : « Ma fille, pour te plaire, Je te remets les clefs de la Justice avec la connaissance de ce qui est absolument nécessaire
- pour punir le genre humain.
Avec cela, tu feras ce que tu veux. Ainsi, n’es-tu pas contente ?» En entendant cela, je fus consolée et je me suis dit en moi-même : « Si c’est à moi de décider, je ne punirai personne. »
Mais quel ne fut pas mon désenchantement quand Jésus béni
- me donna une clef et
- me plaça au centre d’une lumière d’où je vis tous les attributs de Dieu, y compris celui de la Justice.
Oh ! Comme tout est ordonné en Dieu !
- Si la Justice punit, c’est dans l’ordre des choses.
- Si Elle ne punissait pas, Elle ne serait pas en harmonie avec les autres Attributs divins.
Je me suis vue comme un misérable ver au centre de cette Lumière. Je voyais que, si je le voulais, je pouvais contrer le cours de la Justice. Mais alors je détruirais l’ordre et j’irais contre l’homme lui-même. Car même la Justice est pur Amour envers les hommes.
Ainsi, je me trouvai totalement confuse et embarrassée. Pour me dégager, je dis à Notre-Seigneur : « Dans cette lumière, je comprends les choses différemment. Si Tu me laisses faire, je ferai pire que Toi.
En conséquence, je n’accepte pas les clefs de la Justice. Ce que j’accepte et je veux, c’est que Tu me fasses souffrir et que Tu épargnes les personnes. Je ne veux rien savoir du reste !»
Souriant à ce que je venais de dire, Jésus ajouta : « Tu veux te libérer des clefs de la Justice. Mais tu Me fais encore plus violence en Me laissant avec ces mots : laisse-moi souffrir et épargne-les !»
Je répliquai : « Seigneur, ce n’est pas que je ne veux pas me montrer raisonnable. C’est parce que ce n’est pas ma besogne, mais la Tienne. La mienne c’est d’être victime. Par conséquent, fais ta besogne et je ferai la mienne. N’est-ce pas bien ainsi, mon cher Jésus ?» Me manifestant son accord, Il disparut.