Mon adorable Jésus continuait de ne pas se laisser voir clairement. Ce matin, après que j’eus reçu la sainte communion, le confesseur me proposa la crucifixion. Pendant que je me trouvais dans ces souffrances, Jésus béni, comme attiré par elles, se montra clairement.
Ô Dieu ! Qui pourrait dire
- les souffrances qu’Il supportait et
- l’état pénible dans lequel Il se trouvait pendant qu’Il était forcé d’envoyer des punitions sur la terre. J’éprouvai une très grande compassion pour Lui.
Si les gens avaient vu cela ! Même si leurs cœurs avaient été durs comme le diamant,
- ils se seraient brisés comme du verre fragile. Je l’ai supplié de se calmer, d’être heureux, et de me faire souffrir pour que les gens soient épargnés.
Ensuite, je Lui ai dit : « Seigneur, si Tu ne veux pas écouter mes prières, je sais que c’est ce que je mérite. Si Tu ne veux pas avoir pitié des gens, Tu as raison,
- parce que nos iniquités sont très grandes.
Mais je Te demande une faveur :
- que Tu aies pitié pendant que Tu punis tes images.
Par l’Amour que Tu as pour Toi-même,
- je Te demande de ne pas envoyer de punitions dès maintenant. Tu enlèves le pain de tes enfants et Tu les fais mourir ! Oh non !
Ce n’est pas dans la nature de ton Cœur d’agir de cette manière ! Je vois que la souffrance que Tu ressens est telle que
- si c’était en son pouvoir, elle te donnerait la mort ! »
Tout affligé, Il me dit : « Ma fille, c’est la Justice qui Me fait violence. Cependant, l’Amour que J’ai pour le genre humain me fait violence plus encore. Ainsi, d’avoir à punir les créatures
- plonge mon Cœur dans une angoisse mortelle. »
Je Lui dis : « Seigneur, décharge ta Justice sur moi et ton Amour ne sera plus tenaillé par Elle. Je t’en supplie, laisse-moi souffrir et épargne-les, au moins en partie !»
Comme s’il s’était senti obligé par ma prière, Il vint près de ma bouche et y versa de la sienne un peu de l’amertume épaisse et dégoûtante qu’Il portait. À peine avalée, elle produisit en moi de telles souffrances que je me sentis près de mourir. Jésus béni me soutint dans ma souffrance, faute de quoi je serais morte.
Cependant, ce ne fut qu’un peu de son amertume qu’Il versa. Que serait devenu son Cœur adorable qui en contenait tant ! Après, Il soupira comme s’Il avait été soulagé d’un poids et Il me dit :
« Ma fille, ma Justice avait décidé de détruire toute la nourriture des hommes. Mais, maintenant,
- vu que par amour tu as pris sur toi un peu de mon amertume,
- elle consent à en laisser le tiers.
Oh ! Seigneur ! C’est très peu, Lui dis-je. Laisse-en au moins la moitié. Non, ma fille, sois contente.
Mon Seigneur,
- si Tu ne veux pas me rendre heureuse pour tout,
- rends-moi au moins heureuse pour Corato et pour ceux qui m’appartiennent.
Aujourd’hui, la grêle qui devait causer de grands dommages est préparée. Pendant que tu es dans les souffrances de la croix,
- va à cet endroit hors de ton corps sous la forme d’une crucifiée et
- mets en fuite les démons d’au-dessus de Corato, car ils ne seront pas capables de supporter la vue d’une personne crucifiée et ils iront ailleurs. »
Ainsi, j’allai hors de mon corps sous la forme d’une crucifiée
Et j’ai vu la grêle et les éclairs qui étaient près
- de commencer à tomber au-dessus de Corato.
Qui peut dire
- la peur des démons à la vue de ma forme de crucifiée,
- comment ils prirent la fuite,
- comment dans leur rage ils se mordaient les doigts.
Puisqu’ils ne pouvaient pas s’en prendre à moi, ils allèrent jusqu’à s’attaquer à mon confesseur qui,
- ce matin, m’avait accordé la permission de souffrir la crucifixion. Ils furent forcés de s’enfuir de moi devant le signe de la Rédemption.
Après qu’ils eurent fui, je revins en mon corps,
- demeurant avec une bonne dose de souffrances. Que tout soit pour la Gloire de Dieu !