J’étais encore privée de mon adorable Jésus. Au mieux, il se montrait comme une ombre. Oh ! Que d’amertume cela me causait ! Combien de larmes je versais ! Ce matin, après l’avoir attendu et cherché, je Le trouvai près de moi, très affligé, avec la couronne d’épines transperçant sa Tête.

Je la lui enlevai très doucement et la mise sur ma propre tête. Oh ! Combien méchante je me sentis en sa présence ! Je n’avais pas la force de dire un seul mot.

Avec compassion, Il me dit : « Courage ! Ne sois pas effrayée ! Essaye de remplir ton intérieur de ma Présence et de toutes les Vertus. Quand Je viendrai causer le débordement en toi, Je t’amènerai au Ciel et toutes tes privations seront terminées. »

Puis, d’un ton affligé, Il ajouta : « Prie, ma fille, parce qu’il y a trois jours de préparés,

  • trois jours éloignés l’un de l’autre,
  • des jours de tempêtes, de grêle, de tonnerre et d’inondations qui vont gravement ravager les hommes et les plantes. »

Ayant dit cela, Il disparut, me laissant un peu soulagée, mais avec une interrogation : qui sait quand le débordement dont Il a parlé arrivera ? Et si jamais il arrive, peut-être que j’aurai à m’en prémunir.