Ce matin, après avoir renouvelé en moi les douleurs de la crucifixion,
Jésus me dit : « Par le bon air ou le mauvais air qu’une personne respire, son corps est purifié ou infecté.
La mortification doit être l’air de l’âme. Par l’air que l’âme respire, on reconnaît si elle est saine ou malade.
Si une personne respire l’air de la mortification,
- chaque chose sera purifiée en elle ;
- tous ses sens sonneront d’un même son concordant.
Mais si elle ne respire pas l’air de la mortification,
- tout sera discordant en elle,
- elle aura une haleine répugnante. Pendant qu’elle domptera une passion, une autre se lèvera. Sa vie se déroulera comme un jeu d’enfant. »
Il me sembla voir la mortification comme un instrument de musique, qui,
- si ses cordes sont toutes bonnes et fortes, produit un son harmonieux.
- si ses cordes ne sont pas de bonne qualité, alors on doit en ajuster une, puis une autre, et ainsi sans cesse, de sorte qu’on doit toujours ajuster l’instrument sans jamais pouvoir en jouer.
Et si on essaie d’en jouer, on n’entend que des sons discordants.