Ce matin, après avoir communié, j’ai vu mon adorable Jésus, mais dans une attitude toute nouvelle. Il me semblait sérieux, réservé et sur le point de me réprimander. Quel changement dramatique.

Au lieu d’être soulagé, mon pauvre cœur se sentit oppressé, transpercé par cette attitude inhabituelle de Jésus.

Cependant, comme j’avais été privée de sa Présence dans les jours précédents, je sentais un grand besoin de soulagement.

Il me dit : « Comme la chaux a le pouvoir

  • de dévorer les objets qui sont plongés en elle, ainsi la mortification a le pouvoir
  • de dévorer les imperfections et les défauts qui se trouvent dans l’âme.

Elle va aussi loin que de spiritualiser le corps. Elle se place près de l’âme et y scelle toutes les vertus.

Jusqu’à ce qu’elle ait bien dévoré ton âme et ton corps, elle ne pourra pas sceller parfaitement en toi les marques de ma crucifixion. »

Ensuite, on perça mes mains et mes pieds (je ne suis pas sûre qui le faisait, bien qu’il me semblait que c’était un ange). Puis, avec une lance qu’il tira de son Cœur, Jésus perça mon cœur,

  • ce qui me donna une vive douleur. Ensuite, Il disparut, me laissant plus affligée qu’auparavant.

J’ai bien compris

  • qu’il était nécessaire que la mortification soit pour moi une inséparable amie,
  • mais que pas même l’ombre d’une amitié avec elle existait en moi !

« Ah ! Seigneur, attache-moi à la mortification par une amitié indissoluble. Car, par moi-même, mes manières sont toutes rustiques. »

Ne se voyant pas chaudement reçue par moi,

  • la mortification devient tout respect envers moi ;
  • elle me ménage toujours, craignant qu’un jour je lui tourne le dos complètement. Jamais elle ne mènera son majestueux travail à son achèvement.

Car, aussi longtemps que nous serons à couteaux tirés, ses mains prodigieuses ne m’atteindront pas

  • pour travailler sur moi et
  • pour me présenter devant Jésus comme un digne travail de ses saintes Mains.