Le même état persistait. Ce matin, Jésus me transporta hors de mon corps. Après avoir attendu si longtemps, il semblait que, cette fois, je Le voyais clairement. Cependant, je me suis vue si mauvaise que je n’osais pas dire un mot.
Nous nous regardâmes l’un l’autre, mais en silence.
À travers ces regards mutuels, j’ai compris que Jésus était rempli d’amertume. Mais je n’ai pas osé Lui dire : « Verse ton amertume en moi. »
ll s’approcha cependant de moi et commença à déverser son amertume. L’ayant reçue, je fus incapable de la contenir et je la rejetai sur le sol.
Alors Il me dit : « Que fais-tu là ? Tu ne veux plus partager mon amertume ? Tu ne veux plus Me soulager dans mes douleurs ?»
Je Lui dis : « Seigneur ce n’est pas que je ne veux pas. Je ne sais ce qui m’arrive. Je me sens si remplie de ton amertume que je n’ai pas de place pour la contenir. Seulement un prodige de ta part peut agrandir mon intérieur. Ainsi, je pourrai recevoir ton amertume. »
Jésus fit sur moi un grand signe de croix . Et Il déversa encore son amertume. Cette fois, il me sembla que j’étais capable de la contenir.
Il dit ensuite : « Ma fille, la mortification est comme un feu
- qui fait sécher toutes les mauvaises humeurs qui sont dans l’âme et
- qui l’inonde d’une humeur de sainteté, donnant naissance aux plus belles vertus. »