Je continuais de me voir non seulement remplie de misères, mais j’étais également inquiète. Tout mon intérieur était en effervescence à cause de la perte de Jésus.
Je réfléchissais en moi-même en me disant
- que mes grands péchés m’avaient mérité que Jésus me laisse et
- que, par conséquent, je ne Le verrai jamais plus.
Oh ! Quelle mort cruelle c’était pour moi, plus cruelle que toute autre ! J’étais terriblement accablée
- de ne plus voir Jésus,
- de ne plus entendre sa douce Voix,
- d’avoir perdu celui de qui ma vie dépendait, de qui me venait tout bien ! Comment vivre sans Lui ? Ah ! Ayant perdu Jésus, tout était fini pour moi !
Noyée dans ces pensées, je me suis sentie dans une agonie mortelle Et tout mon intérieur était bouleversé. Je voulais tellement Jésus ! Alors, dans un éclat de lumière, Il se manifesta à mon âme et Il me dit :
« Paix, paix ! Ne te trouble pas. De même qu’une fleur très odorante parfume le lieu où elle est placée, ainsi la paix de Dieu remplit l’âme qui la possède. »
Puis Il s’enfuit comme l’éclair.
Ah ! Seigneur, comme Tu es bon avec la pécheresse que je suis. Avec confiance, je Te dis : « Ah ! Comme tu es singulier ! Même si je suis en train de Te perdre,
- Tu ne veux pas que je sois troublée ou alarmée. Et, si je le suis, tu me fais comprendre que je m’éloigne ainsi de Toi.
Car,
- avec la paix, je me remplis de Dieu.
- dans le trouble, je me remplis de tentations diaboliques.
Oh ! Mon doux Jésus, quelle patience est nécessaire avec Toi !
Car peu importe ce qui m’arrive, Tu ne veux même pas que je m’alarme ou me trouble.
Tu me veux d’un calme et d’une paix parfaites. »