Je me trouvais très affligée par la privation de mon plus grand et seul Bien. Après l’avoir longuement attendu, je L’ai finalement vu venir dans l’intérieur de mon cœur.
Il pleurait. Il me fit comprendre combien Il souffrit et s’humilia Lui-même quand Il fut circoncis. Cela me causa une grande souffrance. Car je me suis sentie absorbée par son amertume. Compatissant avec moi, le petit Bébé béni me dit :
Plus l’âme est humiliée et se connaît elle-même, plus elle s’approche de la Vérité.
Dans la Vérité, elle cherche à suivre le chemin des vertus, duquel elle se sent très éloignée.
Et, sur ce chemin,
- elle perçoit la distance qu’elle a encore à parcourir parce que ce chemin est sans fin. Il est infini comme Je suis infini.
L’âme qui est dans la Vérité
- cherche toujours à se perfectionner,
- mais elle n’arrive jamais à se trouver parfaite.
Cela l’amène
- à travailler continuellement,
- à se perfectionner toujours davantage, sans perdre de temps dans l’oisiveté.
Et Moi, bénissant ce travail, petit à petit, Je fais les retouches pour peindre en elle mon Image.
C’est pourquoi J’ai voulu être circoncis : Je voulais donner l’exemple de la plus grande humilité ce qui stupéfia même les anges du Ciel. »