Il continuait de se montrer comme une ombre ou un éclair. Ainsi, je me retrouvai dans une mer d’amertume. Dans un court instant, Il m’apparut en me disant :
« La charité doit être comme un manteau qui recouvre toutes tes actions, de telle façon que tout en toi brille d’une parfaite charité.
Que signifie ce déplaisir que tu ressens quand tu ne souffres pas ? Il signifie que ta charité n’est pas parfaite. Car souffrir par amour pour Moi ou ne pas souffrir par amour pour Moi (sans que ta volonté n’intervienne), c’est la même chose. »
Puis Il disparut, me laissant plus amère qu’auparavant. C’est un sujet pour moi trop délicat pour que j’en parle ici. Après que j’eus pleuré des larmes amères
- sur mon état si misérable et aussi
- à cause de son absence,
Il revint et Il me dit : « Avec les âmes justes, J’agis avec justice. Beaucoup plus, Je les récompense doublement pour leur justice
- en les favorisant des plus grandes grâces et
- en leur donnant des grâces de Justice et de Sainteté. »
Je me trouvais si confuse et mauvaise que je n’ai pas osé dire un seul mot. Plutôt, j’ai continué à pleurer sur ma misère.
Jésus, désirant infuser en moi la confiance, mit sa Main sous ma tête pour la tenir (car elle ne pouvait se tenir seule). Et Il me dit : « N’aie pas peur. Je suis le bouclier des combattants et des affligés. »
Puis Il disparut.