Ce matin, mon doux Jésus ne venait pas et j’ai dû l’attendre patiemment. Je Lui disais intérieurement : « Mon cher Jésus, viens, ne me fais pas attendre plus longtemps ! Je ne t’ai pas vu hier soir et, maintenant, il se fait tard et tu n’arrives toujours pas ! Vois avec quelle patience je T’attends. Oh ! Je t’en prie, n’attends pas que je perde patience. Car c’est toi qui en sera responsable. Viens. Je n’en peux plus !

Pendant que j’entretenais ces pensées et d’autres aussi sottes, mon unique Bien vint. Mais, à mon grand désarroi, Il semblait presque indigné - à cause des créatures.

Je lui dis immédiatement : « Mon bon Jésus, Je Te supplie de faire la paix avec tes créatures. »

Il me répondit : « Fille, Je ne le peux pas. Je suis comme un roi qui voudrait entrer dans une maison remplie de détritus et de pourriture.

En tant que roi, il a le droit d’entrer et personne ne peut l’en empêcher. Il pourrait nettoyer cette maison de ses propres mains-ce dont il a le désir -, mais il ne le fait pas. Parce que cette besogne n’est pas digne de son statut de roi. Tant que la maison ne sera pas nettoyée par quelqu’un d’autre, il ne pourra entrer.

Il en va ainsi pour Moi. Je suis un Roi qui peut et qui veut entrer dans les cœurs. Mais il me faut au préalable la volonté des créatures. Elles doivent faire disparaître la pourriture de leurs péchés avant que Je puisse entrer et faire la paix avec elles.

Il n’est pas digne pour ma Royauté de faire cette besogne Moi-même. Si elles ne le font pas, Je leur enverrai même des châtiments :

  • le feu des tribulations les inondera de tous côtés afin
  • qu’elles se souviennent que Dieu existe et
  • qu’Il est même le Seul qui puisse les aider et les libérer. »

L’interrompant, je lui dis : « Seigneur, si Tu te proposes d’envoyer des châtiments, je veux Te rejoindre là-haut ; je ne veux plus rester sur cette terre. Comment mon pauvre cœur pourrait-il tenir le coup en voyant souffrir tes créatures ?»

D’un ton conciliant, Il me répondit : « Si tu me rejoins là-haut, où sera ma Résidence sur la terre ? Pour le moment, songeons à rester ensemble ici-bas, car nous aurons beaucoup de temps ensemble au ciel : toute l’éternité.

Et puis, as-tu oublié ta Mission ? La mission d’être ma mère sur la terre ? Pendant que Je châtierai les créatures, Je viendrai Me réfugier en toi. »

Je repris : « Ah ! Seigneur ! À quoi donc aura servi mon état de victime depuis tant d’années ? Quels bienfaits les gens en auront-ils tirés ? Tu as pourtant bien dit que c’était pour que ton peuple soit épargné ?

De surcroît, Tu me montres ni plus ni moins qu’au lieu d’être déjà arrivés, ces châtiments arriveront plus tard. »

Jésus poursuivit : « Ma fille, ne dis pas cela. J’ai été indulgent à cause de toi. Et les terribles châtiments prévus pour faire rage très longtemps seront écourtés. N’est-ce pas une bonne chose que les châtiments qui devraient se prolonger pendant beaucoup d’années ne durent que quelques années ?

« De plus, au cours des dernières années,

  • avec les guerres et les morts subites, les gens n’auraient normalement pas eu le temps de se convertir, mais ils l’ont fait et ont été sauvés.

N’est-ce pas là un grand bien ? Pour l’instant, il n’est pas nécessaire que Je te fasse connaître les raisons de ton état, pour toi et pour le peuple, mais Je le ferai quand tu seras au ciel.

Au jour du jugement, Je manifesterai ces raisons à toutes les nations. Ne me parle donc plus ainsi. »