Tout se passe comme d’habitude. Cependant, plus particulièrement ce matin, j’ai mis tout mon temps à plaider auprès de Jésus : Il voulait continuer de faire tomber la grêle comme Il l’a fait ces derniers jours et moi je ne voulais pas.

De plus, un orage se préparait. Les démons s’apprêtaient à frapper quelques endroits par le fléau de la grêle.

Pendant ce temps, je vis le confesseur qui m’appelait de loin, m’ordonnant d’aller chasser les démons afin qu’ils ne puissent rien faire.

Comme j’étais en route, Jésus est venu à ma rencontre pour m’empêcher d’avancer. Je Lui dis : « Ô mon Seigneur, je ne peux pas arrêter, c’est l’obéissance qui m’appelle et Tu sais comme moi que je dois me soumettre à elle. »

Jésus me répondit : « Eh bien ! Je le ferai à ta place !» Il commanda aux démons de s’en aller plus loin et de ne pas toucher pour l’instant aux terres appartenant à notre ville.

Puis Il me dit : « Allons !» Ainsi, nous sommes revenus, moi dans mon lit et Jésus à mes côtés. En arrivant, Il voulut se reposer, disant qu’il était très fatigué.

Je l’ai interpellé en disant : « Que signifie ce sommeil ? Tu viens de me faire faire un bel acte d’obéissance et maintenant tu veux dormir ? Est-ce là l’Amour que Tu me portes et ta façon de me contenter en tout ? Tu veux donc dormir ? Eh bien ! Tu peux dormir, pourvu que Tu me donnes ta parole que Tu ne feras rien. »

Désolé de me voir si mécontente, Il me dit : « Ma fille, malgré tout, Je veux te satisfaire. Allons ensemble encore une fois au milieu des gens et voyons lesquels méritent d’être punis pour leurs actions mauvaises.

Peut-être que, grâce au fléau, ils se sont convertis. J’épargnerai

  • ceux que tu veux,
  • ceux qui ont moins besoin d’être punis et que tu veux épargner. »

Je repris : « Seigneur, je Te remercie pour ton infinie Bonté à vouloir me donner satisfaction. Mais, en dépit de cela, je ne peux pas faire ce que Tu me dis

Je n’ai ni la force ni la volonté de voir châtier une seule de tes créatures. Quel tourment ce serait pour mon cœur si j’apprenais que l’une d’elles a été châtiée et que c’est moi qui l’aurai voulu. Qu’il n’en soit jamais ainsi, jamais, ô Seigneur !»

Puis le confesseur m’a appelée à l’obéissance et tout s’est terminé.