Jésus ajouta : « Mon enfant, ne Me laisse pas dans une telle solitude et une telle obscurité ! Ne quitte pas le sein de ma Mère et arrête-toi au septième excès de mon Amour.

Écoute bien : « J’étais parfaitement heureux dans le Sein de mon Père. Il n’y avait aucun bien que Je ne possédais : Joie, Félicité, etc.

Les anges m’offraient le culte de la plus grande adoration et étaient attentifs à chacun de mes désirs. Mais l’excès de mon Amour pour le genre humain me fit changer de condition.

Je Me suis dépouillé de ces Joies, ces Félicités et ces Biens célestes

  • pour Me revêtir des infirmités des créatures,
  • afin de leur amener mon éternel Bonheur, mes Joies et mes Avantages célestes.

Cet échange aurait été facile pour Moi si Je n’avais pas trouvé chez l’homme

  • l’ingratitude plus monstrueuse et
  • la haine la plus obstinée. Oh ! comme mon Amour éternel fut déçu par une telle ingratitude !

Je souffre beaucoup de la méchanceté de l’homme, qui est pour Moi la plus grande et la plus pointue des épines.

Observe bien mon petit Cœur et vois les nombreuses épines qui Le recouvrent. Observe les Blessures qu’y font les épines et les rivières de sang qui s’en échappent.

Mon enfant, ne sois pas ingrate toi aussi Parce que l’ingratitude est ce qu’il y a de plus dur pour ton Jésus. L’ingratitude est pire que de claquer la porte de mon Cœur.

Elle Me garde dehors, sans Amour et dans la froideur. Malgré la perversité du cœur de l’homme, mon Amour jamais ne cesse. Et Il assume une attitude plus élevée m’amenant

  • à supplier et à languir après lui. Et ceci, mon enfant, est le huitième excès de mon Amour. »

113.5. Huitième excès d’Amour.

« Mon enfant, ne me laisse pas seul. Continue de reposer ta tête sur la poitrine de ma Mère et tu entendras mes gémissements et mes supplications. Tu verras que ni mes gémissements ni mes supplications n’amènent les créatures ingrates à ressentir de la pitié pour mon Amour bafoué.

Ainsi tu me verras, encore bébé,

  • tendre la main comme le plus pauvre des mendiants et
  • demander la pitié et un peu de charité pour les âmes.

J’espère de cette façon attirer les cœurs gelés par l’égoïsme. « Mon enfant, mon Cœur veut gagner le cœur de l’homme à tout prix.

Aussi J’ai décidé que

  • si, après le septième excès de mon Amour, ils font encore la sourde oreille en se montrant désintéressés de Moi et de mes Biens,
  • alors Je vais aller plus loin.

Mon Amour aurait dû s’arrêter après tant d’ingratitude. Mais non. Il veut dépasser ses limites et faire qu’à partir des entrailles de ma Mère, ma voix suppliante atteigne chaque cœur.

Pour toucher les fibres du cœur humain, J’utilise

  • les méthodes les plus expressives,
  • les mots les plus doux et les plus efficaces, ainsi que les prières les plus émouvantes.

Je leur dis :

« Mes enfants, donnez-Moi vos cœurs, qui sont Miens. En échange, Je vous donnerai tout ce que vous voudrez,

  • y compris Moi-même.

Au contact de mon Cœur, Je réchaufferai vos cœurs. Je les ferai éclater dans les flammes de mon Amour et Je détruirai en eux ce qui n’est pas du Paradis.

Sachez que mon but

  • en quittant le Paradis pour M’incarner dans le sein de ma Maman, était que vous puissiez entrer dans le Sein de mon Père Éternel.

Oh ! ne trompez pas mes espérances ! En voyant les créatures résister à mon Amour et s’éloigner de Moi, J’ai essayé de les retenir.

Les Mains jointes et avec mes plus tendres supplications, J’ai essayé de les gagner en disant d’une voix sanglotante :

« Voyez, mes enfants, le petit Mendiant que Je suis,

  • qui ne fait que réclamer vos cœurs. Ne pouvez-vous pas comprendre que cette façon d’agir M’est dictée

par les excès de mon Amour ? »

Pour attirer les créatures à son Amour, le Créateur a pris la forme d’un petit bébé,

  • afin de ne pas faire peur.

Quand Il voit que la créature est récalcitrante et obstinée et ne se rend pas à sa requête, Il insiste, se plaint et pleure.

Ceci ne t’amène-t-il pas à la compassion ? N’attendrit-il pas ton cœur ?

Mon enfant, ne semble-t-il pas que les créatures raisonnables ont perdu la raison. Alors qu’elles devraient se réjouir

  • d’être submergées et réchauffées par les flammes de mon Amour divin, elles essaient de s’en détacher en allant à la recherche d’amours bestiaux
  • aptes à les conduire dans le chaos infernal pour y pleurer éternellement. »

À ces Paroles de Jésus, je me sentis fondre. J’étais terrifiée. Je tremblais en pensant aux dommages irréparables entraînés par l’ingratitude des hommes et à leurs éternelles conséquences.

Et, alors que j’étais plongée dans ces considérations, la voix de Jésus se fit entendre à nouveau dans mon cœur :

« Et toi, mon enfant, ne veux-tu pas Me donner ton cœur ? Faut-il que Je pleure, Me lamente, et te supplie pour obtenir ton amour ? »

Pendant que Jésus Me disait cela, mon cœur était saisi d’une ineffable tendresse pour Lui.

Et sanglotant d’un vif amour jamais ressenti auparavant, je dis : « Mon bien-aimé Jésus, ne pleure plus. Oui, oui ! Je te donne non seulement mon cœur, mais je me donne moi-même. Je n’hésite pas à tout Te donner. Mais pour que mon don soit plus beau, Je veux enlever de mon cœur tout ce qui n’est pas de Toi.

Aussi, s’il te plaît, donne-moi cette grâce efficace pour rendre mon cœur

comme le Tien, pour que Tu puisses y trouver une demeure stable et permanente. »