« Mon enfant, que mon Intimité soit avec toi ! Viens plus près de Moi et prie ma chère Mère pour qu’elle te fasse une petite place dans son sein, pour que tu puisses observer dans quel état de douleurs J’y suis. »

En pensées, je m’imaginais que ma Mère Marie voulait me démontrer sa grande affection en me laissant rejoindre le doux et affable Jésus en son sein. Je m’imaginais que j’étais là en son sein très près du mon aimable Jésus. Mais comme la noirceur y était grande, il m’était impossible de voir ses traits et Je ne pouvais que sentir la chaleur de son souffle d’Amour.

À l’intérieur de moi Il me dit : « Mon enfant, médite sur une autre manifestation de la surabondance de mon Amour. Je suis la Lumière éternelle et

  • il n’y a pas hors de Moi de lumière qui soit plus resplendissante.

Le soleil avec toute sa splendeur

  • n’est qu’une ombre à côté de ma Lumière éternelle. Cependant, celle-ci s’est entièrement éclipsée
  • quand, par Amour pour les créatures,
  • J’ai embrassé la nature humaine.

Vois-tu la sombre prison dans laquelle l’Amour m’a conduit ? Oui, c’est par Amour pour les créatures que Je me suis confiné à ce réduit et que J’ai attendu là après quelque rayon de lumière. J’ai attendu patiemment dans la grande noirceur,

  • dans une nuit sans étoile ni repos, la lumière du soleil qui n’apparaissait pas encore.

Quelle souffrance J’y ai endurée ! Les murs étroits de cette prison ne me donnaient aucun espace pour remuer, et engendraient en Moi de terribles angoisses.

Le manque de lumière

  • M’empêchait de voir et Me coupait le souffle,
  • un souffle que Je devais recevoir lentement par la respiration de ma Mère.

Sais-tu ce

  • qui M’a amené à cette prison,
  • qui M’a enlevé ma Lumière et M’a fait lutter pour ma respiration ?

C’est l’Amour que Je ressens pour les créatures,

  • confronté à la noirceur de leurs péchés. Chacun de leurs péchés est une nuit pour Moi. Je suffoque de ressentir leurs cœurs sans repentir et ingrats. Ils produisent un abîme sans fond d’obscurité qui Me paralyse.

Ô excès de mon Amour, tu m’as fait partir d’une plénitude de Lumière pour M’amener à la plus noire des nuits dans un étroit réduit qui annihile la liberté de mon Cœur. »

Pendant qu’Il disait cela, Jésus gémissait péniblement à cause du manque d’espace. Pour L’aider, je voulais Lui donner un peu de lumière par mon amour.

À travers sa souffrance, Il me fit entendre sa douce voix et Il me dit : « Assez pour l’instant . Passons au septième excès de mon Amour. »