Ce doux discours de Jésus imprégna dans mon âme les Vérités qu’Il m’enseignait. Et j’étais plus que jamais excitée du désir ardent de devenir totalement Sienne, en accord avec sa Volonté. Il revint et, en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, Il m’attira hors de moi-même.

Mon âme suivit la charmante attirance de son Amour. A ses côtés, elle surmonta toutes les difficultés en traversant les cieux.

Sans même avoir remarqué qu’elle avait quitté la terre, mon âme se trouva en Paradis,

  • en présence de la Très Sainte Trinité et de toute la Cour céleste,
  • pour le renouvellement du mariage mystique entre Jésus et mon âme, lequel avait déjà été célébré sur la terre au jour de la Pureté de la Vierge Marie, en présence de Marie elle-même qui, avec sainte Catherine, assistaient à cette première célébration.

Onze mois plus tard, en la fête de la Nativité de la Très Sainte Vierge, Jésus voulait pour ce mariage la Sanction des trois Personnes Divines.

Il présenta un anneau de trois pierres précieuses — une blanche, une rouge et une verte — Il le donna au Père qui bénit cet anneau et le redonna à son Fils. Le Saint-Esprit tint ma main droite, et Jésus plaça l’anneau à mon annulaire.

À ce moment, l’une après l’autre, les trois Personnes Divines me donnèrent le Baiser ainsi qu’une Bénédiction particulière.

Comment décrire la confusion que je ressentis

  • quand je me suis trouvée en Présence de la Très Sainte Trinité pour cette cérémonie.

Je peux seulement dire que

  • de me trouver devant la Trinité et tomber face contre terre fut pour moi un seul et même geste.

Je serais restée prosternée de cette manière indéfiniment si Jésus, l’Époux de mon âme, ne m’avait pas encouragée

  • à me relever et
  • à rester debout en leur Présence.

Mon cœur ressentit

  • une grande jubilation, et
  • en même temps une crainte respectueuse devant une telle Majesté, au milieu de cette Lumière éternelle
  • émanant de l’Essence et de la Sainteté de Dieu, le Père, le Fils, et le Saint-Esprit.

Le langage humain, parlé ou écrit, est incapable de faire comprendre toutes les impressions divines qui touchèrent mon âme à ce moment.

En conséquence, il est pour moi

  • préférable de garder sous silence certaines autres choses, pour ne pas gaffer davantage.