Un matin, après une période de trois ans, Jésus me fit comprendre
- qu’Il voulait ratifier le mariage qu’Il avait effectué avec moi sur la terre,
- mais cette fois dans le Ciel avec la sanction du Père et du Saint-Esprit et
- à la vue de toute la Cour céleste. Il m’avisa de me préparer pour cette Grâce singulière.
Pour Lui obéir je fis ce que je pouvais par moi-même. En vérité, cependant, puisque j’étais si misérable et inapte à faire correctement les choses,
- je Le priai, Lui qui est le plus grand des artisans,
- pour qu’Il préside Lui-même à ce travail de sainte purification. Autrement, je n’aurais jamais réussi à faire ce qu’Il me demandait.
Cette très grande grâce me fut accordée à la vigile de la Nativité de la Sainte Vierge Marie.
Voici comment. Ce matin-là, mon toujours aimable Jésus vint en hâte, afin de me préparer pour ce qu’Il voulait de moi. Il me parla de la foi. Et pendant qu’Il parlait, Il me laissa à moi-même. Je ne sais pas pourquoi : Il allait et venait continuellement.
Pendant qu’Il me parlait,
- je me suis sentie pénétrée d’une telle Foi vive
- que mon âme, si compliquée jusque là, devint si simple qu’elle pouvait atteindre Dieu.
Ainsi, maintenant, j’admirais
- la Puissance de Dieu,
- sa Sainteté et
- sa Bonté, et tous ses autres attributs.
Profondément touchée et dans une mer de stupeur, je dis : « Dieu Tout-Puissant, qu’est-ce que Ton Omnipotence ne pourrait résoudre ? Ô Sainteté sublime de Dieu, quelle autre sainteté, si haute soit-elle, pourrait oser paraître devant Toi ? »
Considérant ma misère et mon néant,
- je me suis vue comme un minuscule microbe recouvert d’une fine poussière, pouvant être rapidement anéanti par un ver.
Je ne voulais plus paraître devant la vertigineuse Majesté de Dieu. Mais, comme un aimant, sa Bonté infinie m’attira à Lui, et mon âme s’écria : « Oh !
- quelle Sainteté,
- quel Pouvoir et
- quelle Miséricorde habitent Dieu, Lui qui nous attire avec une si grande Bonté ! »
Il me sembla
- que sa Sainteté L’enveloppait,
- que sa Puissance Le soutenait,
- que sa Miséricorde L’émouvait et
- que sa Bonté l’animait du dedans et L’immergeait totalement.
Je considérai chacun de ses attributs individuellement Je sentis que
- tous avaient la même valeur pour l’esprit humain -
- tous également incompréhensibles et incommensurables.
Pendant que j’étais plongée dans ces hautes réflexions, mon Jésus continua à me parler de la foi en me disant que,
- pour obtenir la foi, il est nécessaire de croire Puisque sans croyance, il ne peut y avoir de foi.
Chez l’homme c’est la tête qui dirige tous ses actes. Ainsi, à la tête de toutes les vertus, il y a la Foi qui contrôle tout le reste.
Comme la tête privée du sens de la vue ne peut faire échapper l’homme aux ténèbres et à la confusion. Ainsi l’âme sans la Foi ne peut rien et s’expose à toutes sortes de dangers.
Si la tête, privée de la vue, veut diriger l’homme,
- elle pourrait bien le conduire
- où il ne voudrait pas aller s’il avait la vue.
Comme
- la vue sert à guider l’homme dans chacun de ses actes,
- la Foi est une lumière qui illumine l’âme, sans quoi on ne peut voyager sur le chemin qui mène à la Vie éternelle.