« La souffrance est la voie la plus puissante pour satisfaire la Justice divine et faire accepter la grâce de la conversion par le pécheur. »
Je consentis à la requête de Jésus, et Il me ramena promptement à mon corps. Je ne peux pas décrire les souffrances que j’expérimentai quand je repris contact avec mon corps. Ce dernier sembla s’objecter au retour de mon esprit et me fit me sentir toute dilatée.
Au même moment, mon âme se sentit oppressée et sans vie,
- comme si je suffoquais et que j’en étais à ma dernière respiration. Je n’arrivais pas à porter cela. Jésus était le seul témoin de tant de souffrance. Lui seulement pourrait décrire les souffrances atroces et extrêmes que mon âme et mon corps endurèrent.
Après quelques jours de souffrance, Jésus me laissa percevoir la conversion de ce pécheur, avec son âme déjà sauvée.
Jésus alors me dit : « Es-tu aussi heureuse que Je le suis ? » « Oui, oui ! » Lui répondis-je.
Je ne peux pas dire combien de fois Jésus répéta ces blagues. Une fois, Il me fit entrer dans le Paradis seulement pour me dire peu après :
« Tu as oublié de demander à ton confesseur qu’il te donne la permission de venir avec Moi. Tu dois donc retourner à ton corps pour recevoir cette
permission. »
Je Lui dis : « Quand mon âme était dans mon corps et que j’étais sous la direction de mon confesseur, je devais lui obéir. Mais puisque Tu es le premier parmi les confesseurs et que je suis avec Toi, Toi mon Époux, je relève maintenant uniquement de Toi. »
Jésus me répondit calmement : « Non, non, mon épouse, Je veux que tu obéisses à ton confesseur pour tout. »
Il me fit ainsi retourner à mon corps bien des fois. Ses blagues créaient parfois en moi des ressentiments, et même de l’amertume et de l’impertinence.
Alors Jésus les répétait moins souvent. Néanmoins, j’étais continuellement au lit,
- expiant pour les pécheurs,
- avec des périodes d’anxiété causées par mon désir d’aller au Paradis avec mon Époux Jésus. Ce désir alternait avec celui de le garder toujours avec moi sur la terre,
- pour m’éviter d’avoir à aller au Ciel
- juste pour revenir ensuite à mon corps. J’étais constamment martyrisée.