Comment décrire le fardeau que je ressentis en ayant à rester à nouveau dans mon corps. Comparées au Ciel, toutes les choses de la terre me paraissaient comme des rebuts. Ces choses réjouissent les sens de quelques créatures, mais à moi elles paraissaient misérables.
Les personnes qui me sont chères et
- pour lesquelles j’ai beaucoup de considération,
- avec qui j’ai passé beaucoup de temps dans des conversations gentilles et polies, maintenant me semblaient ennuyeuses et sans intérêt.
Cependant, quand je les regardais comme des reflets de Dieu,
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mon âme expérimentait une ombre de satisfaction et de contentement, et
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j’étais capable de les tolérer. À cause de tout cela, mon cœur n’était pas à l’aise, mais je ne fis rien que de me plaindre à Jésus.
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Mon désir continuel d’être au Ciel,
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ma souffrance intérieure,
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mon ennui par rapport aux choses de ce monde, tout rongeait mon âme. Il m’apparaissait qu’il m’était maintenant impossible de continuer à vivre sur la terre.
Cependant mon obéissance à Dieu dans toutes les circonstances commandait
- que je ne désire pas la mort,
- mais que je continue à vivre sur la terre
aussi longtemps que Dieu le désirerait.
Ainsi donc je m’ajustai, quand je fus en contrôle de moi-même. Par obéissance, je voulais rester calme, mais je n’y parvenais pas entièrement. De temps en temps, je perdais toute maîtrise et, je le confesse, j’échouais. Mais que pouvais-je faire ? Il était à toute fin pratique impossible pour moi de me contrôler.
J’expérimentais un réel martyre,
- à travers lequel je combattais constamment,
- me servant de tous les moyens possibles pour maîtriser mon anxiété. Mais un contrôle parfait m’était impossible.
Mon bien-aimé Jésus me dit : « Mon épouse, sois calme. Qu’est-ce qui te fait tant désirer le Ciel ? »
Je répondis : « Je veux toujours rester avec Toi. Je perds mon esprit quand je suis loin de Toi, ne fût-ce que pour un seul instant. Je veux Te rejoindre à tout prix. »
Alors Jésus me dit : « Très bien, si c’est pour cette raison. Je te plairai en restant toujours avec toi. »
Je répondis en disant : « Je serais satisfaite si Tu faisais cela, mais Tu disparais, ce qui est la même chose que de me laisser seule. Au Ciel, il n’en est pas ainsi, parce que là, Tu ne peux pas disparaître. Mon expérience me le prouve. »