Comment puis-je décrire les subtilités de l’Amour de mon aimable Jésus qui, avec générosité, et même avec excès,
- contracta son Mariage spirituel avec moi et
- me donna mes nouvelles règles de vie.
À plusieurs reprises, Il emporta mon âme avec Lui dans le Paradis, pour que je puisse y entendre les esprits bienheureux chanter sans cesse des hymnes de gloire et de remerciements à la Divine Majesté.
Je contemplais les différents choeurs des anges et des saints. Tous étaient immergés dans la Volonté de Dieu, absorbés par son Immensité.
Comme je regardais autour du Trône de Dieu, je vis
- plusieurs lumières resplendissantes,
- infiniment plus resplendissantes que le soleil.
Ceci me permit de voir et de comprendre
- les vertus intrinsèques et
- les attributs de Dieu qui, dans leur essence,
- sont communes aux trois Personnes Divines.
J’étais capable de comprendre que
- des âmes bénies,
- ensemble ou en succession, jouissent de cette lumière et en restent ravies.
Et malgré les siècles sans fin de l’éternité, elles ne comprennent jamais complètement Dieu. Ceci parce que les esprits créés ne peuvent pas comprendre
- la Majesté,
- l’Immensité et
- la Sainteté de Dieu, un Être incréé et incompréhensible.
De ce que j’ai vu et appris, j’ai aussi compris que
- les esprits angéliques et les bienheureux participent aux vertus de la Trinité
- quand ils baignent dans cette Lumière.
Tout comme
- quand nous sommes exposés à la pleine lumière du soleil,
- nous en sommes réchauffés, ainsi
- les anges et les saints en présence du Soleil Éternel de Dieu au Paradis,
- sont investis de l’éternelle Lumière et ainsi ils ressemblent à Dieu.
La différence est que
- Dieu est essentiellement infini par nature,
- alors que les esprits bienheureux et angéliques sont limités ils participent aux attributs de Dieu seulement selon leur capacité propre et limitée.
Dieu, le Soleil Éternel et Infini, donne tout de Lui-même sans jamais rien perdre. Alors que les créatures, qui sont essentiellement participantes,
- ressemblent au Soleil Éternel
- seulement selon la très petite grandeur et magnitude de leur propre soleil.
J’ai nettement l’impression que tout ce que je viens de dire est inexact et inadéquat. Car ce que j’ai appris dans ce voyage béni pourra certainement pas être bien compris à partir de mes mots. J’ai l’impression globale de ce que j’ai perçu, mais je ne peux pas clairement le raconter.
L’âme sort de son corps pour un bref temps, elle est transportée dans ce Royaume béni, puis elle revient dans la prison de son corps.
Il est impossible de raconter tout ce que qui est vu et appris. L’expérience d’une âme à qui Dieu donne un exemple ce qu’Il veut qu’elle comprenne, peut être comparée à celle d’un bébé qui peut à peine balbutier et qui est exposé à une grande performance théâtrale.
Il voudra dire beaucoup de choses de ses impressions. Mais parce qu’il ne sait pas comment le dire, il a honte et reste muet.
Si ce n’était de l’obéissance, j’aimerais mieux rester muette comme une enfant. Je ne peux que dire absurdité après absurdité. Je continuerai cependant en disant que je me suis retrouvée marchant avec Jésus, mon Époux, dans cette Patrie bénie parmi les choeurs des anges, des saints et des bienheureux.
Parce que j’étais une nouvelle mariée, en cercle,
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ils nous faisaient la cour et
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participaient en même temps que nous aux joies de notre mariage récent. Il semblait
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qu’ils avaient oublié leurs propres désirs et
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qu’ils étaient intéressés seulement aux nôtres.
S’adressant aux saints, Jésus dit : « À cause de sa fidélité à ma grâce, cette âme est devenue un triomphe et un prodige de mon Amour. »
Puis il me présenta aux anges et leur dit : « Voyez comment mon Amour pour elle a tout surpassé. » Il me plaça ensuite dans le siège de gloire pour lequel Il m’a rendu digne. Il me dit : « Ici est ta place de gloire, et personne ne pourra te la prendre. »
Je croyais qu’Il voulait dire que je ne retournerais pas sur la terre. Mais, hélas, du moment que je fus convaincue de cela, je me suis retrouvée entre les murs de mon corps.